Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Ieva Kublina, en attendant Emmeline
Le Prado va en prendre plein les mirettes
Le public du Prado peut se frotter les mains : il va voir quelques-unes des plus grandes stars mondiales. Mais pour la qualification, ça va être du lourd...
On ne va pas vous faire le coup de vous expliquer la nouvelle formule de l'Euroligue... à laquelle on n'a pas compris grand-chose, il faut bien l'avouer. On résumera l'affaire par ces quelques mots : Bourges devra finir dans les cinq premiers de son groupe, puis gagner en aller - retour au tour suivant, pour se qualifier pour le Final Eight (*), qui remplace désormais le Final Four.
Une chose est d'ores et déjà certaine, que confirme la nouvelle coache berruyère, Valérie Garnier... en train de préparer son futur déménagement à Bourges : « C'est la poule la plus difficile... »
Si la tacticienne fait actuellement ses cartons, c'est son équipe, qui attend toujours une intérieure, qui va devoir en signer un... voire plus.
Parce que l'état des lieux n'est pas difficile à faire, pour qui veut finir dans les cinq premiers du groupe : on peut aisément identifier... quatre gros bras.
Valence l'Espagnole et son recrutement hors normes, pour commencer. Il suffit de voir qu'à l'intérieur, l'éternel et vain courtisan de l'Euroligue va aligner : Lauren Jackson, Ann Wauters, Sancho Lyttle et Isabelle Yacoubou ; et que sur les postes extérieurs, on trouve plus que du beau monde, autour de Laia Palau et Jana Vesela, les rescapées de la saison dernière.
Autre protagoniste du dernier Final Four, Ekaterinbourg va encore donner dans du lourd, avec Sue Bird pour mener.
Avec Galatasaray, on aura un représentant d'un basket turc en plein boom, récent finaliste malheureux à l'Euro polonais. Sur les bords du Bosphore comme en Espagne ou en Russie, on ne joue pas dans la même catégorie, question budget, que le Bourges Basket. Parce qu'on n'attire pas avec du vinaigre des stars comme Diana Taurasi, Sylvia Fowles ou Tina Charles.
Que dire de Prague, autre grand déçu européen, qui mise sur les arrivées d'Ana Montanana, Frida Elde-brink... et Ilona Burgrova, ex-Tango, pour trouver enfin dorure à son blason ?
Alors oui, voilà quatre très gros. Il faudra également rivaliser avec les Polonaises de Gdynia, qui ont une belle expérience de l'Euroligue ; Kaunas, condensé de l'équipe nationale lituanienne ; Gyôr, qui va découvrir la plus belle compétition européenne. Et vous trouvez là les équipes que Bourges va obligatoirement devoir devancer. Alors oui, vraiment, c'est du lourd !
(*) On jouera quarts, demies et finale en un même lieu, défini par avance, du 28 mars au 1" avril.
TIRAGE AU SORT
GROUPE A. Bourges, Prague (République tchèque), Gyôr (Hongrie), Valence (Espagne), Galatasaray (Turquie), Kaunas (Lituanie), Gdynia (Pologne), Ekaterinbourg (Russie).
GROUPE B. Tarbes, Sopron (Hongrie), Polkowice (Pologne), Salamanque (Espagne), Schio (Italie), Orenbourg (Russie).
GROUPE C. Montpellier, Tarente (Italie), Rivas Ecopolis Madrid (Espagne), Gospic (Croatie), Brno (République tchèque), Spartak Moscou Région (Russie), Cracovie (Pologne), Kosice (Slovaquie).
Hervé Le Fellic