Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Bourges sait désormais à quoi s'attendre
LIGUE FEMININE / 1re
Journée Bourges Basket - Cavigal Nice, ce soir, 20 h 30, à l'Open de Coubertin (Paris)
Il faut éviter la salade face aux Niçoises
L'Open et Coubertin attendent les débuts en compétition officielle d'un Bourges Basket qui devra se passer des services de Stella Kaltsidou. Et qui devra se méfier du promu niçois, qui ne nourrit aucun complexe.
Depuis 2001 que la saison démarre par la réunion de toutes les équipes à l'Open de Coubertin, on ne peut plus parler d'effet de surprise. Cette première journée peut s'avérer être un sacré piège pour les supposés gros bras du championnat.
Le début de l'ère Pierre Vincent l'avait bien montré. On se souvient des succès arrachés dans les derniers instants face aux promus qu'étaient Saint-Amand les Eaux (66-61 en 2005) et Arras (68-66 en 2006).
Moins éloigné dans le temps, on trouve l'ouverture de saison 2009 : la formation tango avait eu toutes les peines du monde à se défaire d'un autre petit nouveau, Toulouse, qui avait fait mieux que résister (62-58). L'équipe de la Ville rosé était alors coachée par une certaine... Valérie Garnier.
On ne va donc pas la jouer à celle qui a pris la lourde succession de Pierre Vincent. Elle s'est déjà
retrouvée de l'autre côté de la barrière, chez le petit qui n'a qu'une envie : faire tomber d'entrée le champion. « Pour les équipes qui arrivent en Ligue, c'est finalement très facile de jouer de tels matches. » Sans pression aucune, s'entend.
Le seul danger qui guette la troupe d'Olga Tarasenko, c'est de se faire man- ger par l'événement, finalement. « II ne faut pas qu'on regarde Bourges jouer », assure celle qui fréquenta, comme joueuse, les clubs de Clermont-Ferrand, de Bordeaux ou de Toulouse. Et qui, depuis 2004, occupe le banc niçois, passant dans l'intervalle de la NF3 à l'élite.
Pour franchir le dernier pas, qui n'est pas le moindre, le Cavigal a misé sur une recette très personnelle : pour compenser l'habitude d'évoluer en Ligue féminine et le décalage technique, on a misé sur une préparation encore plus longue.
De fait, les Niçoises ont été les premières à reprendre l'entraînement. Ce qui, ajouté à un effectif relativement stable (trois re-
crues seulement) peut être une sacrée force, surtout en début d'exercice.
Le genou de Stella Kaltsidou ne va pas mieux
C'est bien cette qualité d'expression collective que craint Valérie Garnier, sur ce premier match. « On va devoir être vigilantes, parce que Nice ne va rien lâcher. »
Côté berruyer, on n'est pas prêt, et on le sait. Les séances d'entraînement au complet n'ont pas été si nombreuses. Et si, par rapport au week-end dernier, Valérie Garnier a récupéré Céline Dumerc et Cathy Joens, elle devra composer avec le forfait de Stella Kaltsidou. Qui a encore des misères avec son genou.
L'effectif berruyer est suffisamment étoffé pour pallier cette absence. Mais
il ne faudra pas penser que la gagne tombera dans l'escarcelle sans efforts.
Bourges sort d'une préparation que sa coache a trouvé « en demi-teinte ». Beaucoup d'aspects du jeu ont été mis en place, mais il en reste tout autant à intégrer. On a pu constater, au fil des matches amicaux, que la défense savait se faire entendre. C'est bien davantage dans le langage offensif que le collectif se cherche encore.
Il faudra pourtant, sous peine de se compliquer grandement l'existence, trouver les bonnes voies. La défense niçoise promet d'être âpre, et les montées de balle ne seront certainement pas de tout repos, pour les Berruyères. On espère aussi que le secteur intérieur sera plus performant, plus scoreur, que la semaine dernière, lors du tournoi de Mondeville. Car ça pourrait être une des clés de cette ouverture parisienne.
Hervé le Fellic
BASKET / NF2 Bourges Basket - Palaiseau, demain, 15 h 30 au Prado
Savoir réaliser l'essentiel...
Défaite lors de la première journée au Poinçonnet, la NF2 berruyère vivra une première au Prado, demain. Avec pour objectif de gommer les imperfections constatées.
Cathy Melain n'a pas tancé ses joueuses, au sortir de la défaite de la semaine dernière, au Poinconnet. D'abord parce que ce n'est pas son genre. Ensuite parce que la nouvelle coache de la Nationale 2 a passé toute la semaine à l'extérieur : en stage à Poitiers pour les premiers jours, en séminaire fédéral à l'Insep jusqu'à ce matin.
C'est donc Benoît Peyrot, le coach des cadettes, qui a assuré les entraînements. Avec la même philosophie que l'ancienne joueuse tango, on s'en doute.
Sûr que pour sa première sortie sur le banc en compétition, et pour le lancement d'une nouvelle saison, Cathy aurait aimé meilleure issue. Joueuse ou pas, « l'envie de gagner » est toujours là.
Mais pas à n'importe quel prix. « J'aurais pu tenter d'autres choses pour aller chercher la victoire. Demander une défense de zone, ou autre. Mais ce serait aller à l'inverse de mon objectif de formation des joueuses. »
Pouvoir assurer le coup sur la durée d'un match
La médaillée d'or européen de 2001 et 2009 ne veut pas courir la proie pour l'ombre. Un centre de formation, c'est fait pour que les individualités s'épanouissent au mieux, et au plus haut niveau.
Il ne faut donc pas lire ce début de saison à la seule
obtention des succès. Mais, dans le même temps, une première à la maison, c'est le genre d'occasions qu'on ne gâche pas. D'autant que l'équipe tango, dont quelques éléments évoluaient la saison dernière à l'étage supérieur, ne manque pas de ressources.
Elle l'a d'ailleurs démontré lors de la journée initiale, dans l'Indre. Mais pas sur la durée, et c'est bien ce qui chagrine Cathy Melain.
« On n'a pas réussi à être performantes sur les choses de base », ne
cesse de marteler la coache berruyère, qui sait très bien que l'acquisition de fondations solides est essentielle, pour qui veut avancer vers le haut niveau.
Pas question de se contenter d'à peu près, ou de temps en temps. Cathy n'en démordra pas de la saison, et ce n'est pas seulement à cause de ses origines bretonnes.
Travailler encore pour prendre confiance
II y a la base technique, la connaissance minimale de ce jeu d'espacements et de placements qu'est le basket, à obtenir, pour gagner, au fur et à mesure des rencontres, en autonomie et en efficacité, et donc en confiance.
« On ne va pas, à ce stade, se mettre à parler de contenu stratégique. On doit d'abord savoir imposer notre jeu. Quand on l'a fait face au Poinconnet, on a été dominant... » Encore aurait-il fallu, ou pu, tenir cette ligne de conduite quarante minutes durant. « C'est peut-être un v½u, mais on doit en tout cas faire en sorte d'avoir davantage de continuité. »
Et des deux côtés du terrain encore. Les joueuses comme le groupe sont encore en phase d'apprentissage, mais un succès demain ne ferait qu'accélérer l'acquisition des fondamentaux. Surtout s'il est obtenu avec la manière.
Hervé le Fellic
CADETTES NATIONALES / POULE
D
Bourges Basket - Garnache, demain, 13 h 15, au Prado.
La NF2 jouant demain, en milieu d'après-midi, les cadettes berruyères seront invitées à se produire un peu plus tôt que d'ordinaire. Ce qui, mine de rien, change forcément tout l'avant-match.
On n'en fera pas à l'avance une excuse, en cas de déconvenue. Et ce d'autant plus que les jeunes Berruyères ont été très convaincantes, dimanche dernier, pour l'ouverture du championnat.
Elles partaient pourtant un peu dans l'inconnue, les i joueuses de Benoît Peyrot. Dont certaines découvrent i au fur et à mesure les exigences propres à un centre de
formation et au niveau du championnat de France cadettes.
Certes, le Bourges Basket doit, normalement, se sortir à son avantage de la première phase, qui doit lui servir à acquérir un langage commun, et suffisamment de repères. Mais ce n'est pas parce qu'on se pointe avec un maillot tango sur les épaules que la gagne est forcément
au rendez-vous.
Les cadettes tango ne sont pas tombées dans l'excès de confiance, pour leur déplacement de dimanche dernier. À Nantes Rezé, soit chez un autre club dont l'équipe fanion est en Ligue féminine. Résultat : un large succès,
un de ceux qui ne se discutent pas. Mais Benoît Peyrot ne veut pas que son groupe croie pour autant que c'est dans la poche. « Je ne suis pas sûr que le large écart final reflète vraiment ce qui sépare les deux équipes. » Pour dégonfler d'éventuelles grosses têtes, il n'y a pas mieux, comme discours.
L'application et la concentration seront encore de mise, pour cette première sortie à domicile. Devant une équipe de Garnache qui risque fort de poser une autre problématique aux joueuses berruyères. Par rapport au style nantais, ça va changer. « Garnache, c'est une équipe qui met beaucoup d'agressivité dans le jeu, en défense comme en attaque », prévient le coach berruyer. Il faudra notamment que ses joueuses tiennent les petits gabarits adverses, ce qui peut vite tourner au vinaigre si on n'y met pas toute la justesse requise. « II va falloir qu'on s'adapte, à ce facteur comme à leur capacité à défendre tout terrain. »
Aux Berruyères d'imposer leur rythme et leur jeu. Et d'éviter aussi tout relâchement dans les dernières minutes : à Nantes, l'affaire n'avait pas eu de conséquences. Mais il faut aussi savoir s'imposer quand tout ne va pas comme sur des roulettes. « C'est vrai qu'il y a eu du positif, dans notre premier match », rappelle le coach berruyer. « Mais j'attends de voir comment on va réagir face à une opposition d'un nouveau style. J'attends des confirmations. » Début de réponse, demain en début d'après-midi au Prado, où les spectateurs auront droit à deux matches pour le prix d'un. Enfin, gratuitement...