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Bourges Basket : le Berry Républicain 

journal Le Berry Républicain
Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes



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La rentrée bienvenue de Stella Kaltsidou

10 octobre 2011  Et si ce n'était pas juste une surprise ?

LIGUE FEMININE / 3e Journée  Battu par Basket Landes (55-58), Bourges a raté son retour au Prado

Et si ce n'était pas juste une surprise ?

Les absences majeures de Stella Kaltsidou et de Cathy Joens sont une excuse recevable, mais pas suffisante. Face à une équipe landaise qui a su jouer avec ses armes, Bourges n'a pas eu le niveau requis.


Pour mauvaise qu'elle soit, la surprise de voir Bourges chuter dans son antre dès sa première apparition n'en est peut-être pas une, à bien y regarder.

Regarder, car c'est un argument important, le poids de la présence sur le banc, en civil, de Stella Kaltsidou et Cathy Joens (on ajoutera Romane Bernies, utile rotation à la mène). Le duo d'étrangères pèse, en terme de points, de rayonnement sur le terrain et d'expérience. On ne peut s'en passer sans dommages.

Pas un hold-up
Ceci acté, on ne passera pas sous silence d'autres raisons expliquant cette gamelle initiale. Valérie Garnier, qui rêvait forcément d'autres débuts devant son nouveau public, ne demandait pas autre chose : « II ne faut pas se cacher derrière les circonstances. »

Le premier argument tient à la qualité même de l'adversaire. On savait Basket Landes revenu dans le vrai, après l'entame complètement vendangée de l'Open parisien. « Bien sûr, on pourra maintenant se dire qu'on a gagné une fois dans notre vie à Bourges », savourait le coach landais, Olivier Lafargue. « Pour autant, je crois qu'on ne peut pas parler de hold-up. »

L'affaire aurait pu pourtant mal virer pour les visiteuses, rejetées à dix longueurs en neuf minutes, sous les coups de boutoir de Kiesha Brown. « C'est ça, le tournant du match : à ce moment, on a su garder notre calme et rester dans notre jeu. »

Celui qui, fait d'engagement, de lutte sur tous les ballons, de volonté de casser le rythme pour enrayer la machine adversaire, a finalement fait sortir les Tango de leur projet.

En ordre dispercé
Et c'est bien là le n½ud du problème. Dans le troisième quart, et sur toute la suite de la rencontre, on s'est demandé où voulait aller le Bourges Basket, collectivement parlant.

Pour une équipe landaise qui, comme le souligne son coach, « n'existe, et ne peut gommer le fait d'être dominé sur les individualités, que par la volonté du groupe », on a eu droit à des Tango tentant de réagir en ordre dispersé.

On n'attendait pas un Bourges Basket contraint de partager les rebonds, face à Basket Landes pour qui Jennifer Humphrey est un superbe mais solitaire point d'ancrage. On espérait, en revanche, en l'absence de deux scoreuses majeures, que leurs coéquipières apportent toutes un peu plus, histoire de compenser.

Huit lancers ratés !
Seulement voilà : Bourges, samedi soir, est retombé dans ses manques offensifs.

L'équipe a eu plus de shoots à tenter que les Landaises (51 contre 47), mais n'a rendu qu'un 38 % de réussite au bas de sa copie. Huit paniers inscrits dans les vingt dernières minutes, c'est trop peu. « On sait que l'attaque, c'est notre problème », admit Valérie Garnier. Qui ne manqua pas de pester contre les huit lancers échappés en route. Difficile de comprendre pourquoi des internationales comme Jennifer Digbeu ou Marielle Amant ne tentent qu'un tir par quart temps. Ce qui, dirait ce bon Monsieur de La Palisse, n'est pas le meilleur moyen d'alimenter le score.

Marielle Amant laissa sa place, à la 28' minute, à la jeune Christelle Diallo. « Je cherchais des solutions », justifia Valérie Garnier. Ça ressemblait plutôt à une sanction...

Alors oui, celle du match, la défaite, apparaît finalement logique. Mercredi, c'est l'Euroligue qui va pointer son nez au Prado, dans les valises de Prague...

Hervé le Fellic

10 octobre 2011  « Il ne faut pas tout remettre en cause »

UNE JOUEUSE DANS LE MATCH  Céline Dumerc, la capitaine berruyère

« Il ne faut pas tout remettre en cause »

Elle en parlait depuis des semaines, de ce premier match à domicile.


Elle l'attendait tellement, ce retour dans une maison où elle a décidé de terminer sa carrière, Céline Dumerc. L'ovation de tout le Prado, lors de la présentation des équipes, ne trompa personne : Caps, le retour, ça fait un tabac. Comme si tout revenait dans l'ordre. Comme si les deux ans passés au fin fond de l'Oural n'avaient jamais existé.

Il ne serait pas étonnant que la capitaine berruyère se soit mis trop de pression devant l'événement. Sinon, comment expliquer que le filet ait si longtemps refusé de trembler face à ses tirs ?

Les deux échecs du premier quart pesèrent lourd. Il fallait attendre que le chrono affiche huit secondes avant le retour au vestiaire pour que Céline inscrive, enfin, son premier point, son premier lancer. Une éternité.

Et c'est dans la tourmente d'un final haletant que le Prado goûta enfin au premier panier de sa protégée (49-47, 35e). Une unique réussite (sur huit tentatives) qui sonna comme une révolte. Comme un refus désespéré et plein de hargne de cette défaite qui sentait de plus en plus l'inéluctable.

« C'est rageant, c'est une déception », soupira Céline, frustrée comme on l'imagine. Forcément, elle mit le doigt sur les absences. « Stella [Kaltsidou] et Cathy [Joens], c'est quinze points chacune par match. Alors, quand on n'en met que cinquante-cinq, ce manque est encore plus criant. »

Céline a trop d'expérience, trop d'honnêteté aussi, pour arrêter là l'analyse. « On manque de réalisme, sur la fin de la rencontre. On a affiché des lacunes en attaque. Une difficulté à scorer. »

Mais la combattante qu'elle est releva tout de suite la tête. « Ce n'est pas une défaite qui va tout remettre en cause. Il faut qu'on travaille. » Ça risque d'être le maître mot, dans les jours à venir.

10 octobre 2011  Un succès au goût d'inachevé

NF2 / 4e JOURNEE  Bourges Basket - Villeneuve-d'Ascq : 74-59

Un succès au goût d'inachevé

Oui, Bourges s'est imposée sans trembler. Mais les jeunes Tango ont été loin d'aller au bout de leurs intentions. Et c'est bien ce qui gêne leur coache, Cathy Melain.


Quand, au bout de neuf minutes, les jeunes Berruyères rejetèrent les Villeneuvoises à treize longueurs (25-13), on se prit à penser que la fin d'après-midi de ce samedi allait être une promenade de santé. Après un début partagé dans ce duel entre centres de formation, les Tango avaient subitement appuyé sur l'accélérateur.

Avec une Christelle Diallo dominatrice comme pas permis sous les cercles et très inspirée offensivement, avec l'adresse extérieure d'Anaëlle Le Bruchec, Bourges signa un 13-0 sans appel. Et dominait dans tous les compartiments du jeu. Seulement voilà : les vingt minutes suivantes furent d'une autre facture. Et c'est bien ce qui empêcha Cathy Melain, la tacticienne berruyère, de savourer cette deuxième victoire de rang.

« Du fatalisme »
« Ce que je n'apprécie pas, c'est cette espèce de fatalisme qu'on affiche. On se sent un peu fatiguée, endormie... et c'est comme ça. On se satisfait de trop peu et c'est bien ce qui me gène : on ne peut pas, on ne doit pas, agir ainsi. »

Par excès d'approximations (quatorze pertes de balle à la pause), les deuxième et troisième quarts furent bien loin des standards, côté berruyer. « Je respecte l'adversaire, qui a bien joué le coup, avec ses armes. Mais très franchement, on doit être beaucoup plus dominateur. »

Cathy Melain fustigea surtout le comportement de ses cadres, enfin de ses joueuses les moins inexpérimentées. « J'ai vu de bonnes réactions dans le dernier quart... avec les plus jeunes. » C'est dire que certaines risquent d'entendre parler du pays, cette semaine, aux entraînements.

Christelle Diallo, forcément ultra-dominatrice à ce niveau, elle qui côtoie les pros au quotidien, ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt. Ni la joueuse sur qui on se repose, pour ne pas prendre ses propres responsabilités. Parce que oui, Villeneuve aurait dû repartir avec une valise plus abondamment remplie...

Hervé Le Fellic

10 octobre 2011  BOURGES-BASKET - UNION ENTENTE FÉMININ 37 : 83-69

CADETTES NATIONALES / POULE D  BOURGES-BASKET - UNION ENTENTE FÉMININ 37 : 83-69

« Pourquoi faire simple quand on peut foire compliqué ». Ironique, le coach berruyer ? Non, tout simplement réaliste, ou regard de l'entame de match catastrophique de ces filles. 3-10 après quatre minutes de jeu, et qui plus est, face à la lanterne rouge... Nombreux sont les coaches qui se seraient arrachés les cheveux, mais pas Benoit Peyrot, qui, une fois n'est pas coutume, faisait preuve d'un calme olympien.

Confiant, il l'était, le coach berruyer. Ses filles étaient bel et bien là sur le parquet, omniprésentes, déterminées et opiniâtres, multipliant les initiatives et appliquant à la lettre les directives. Mais à vouloir trop bien faire et à vouloir jouer plus vite que le jeu, on risque parfois de se brûler les ailes. Et il n'en fallait pas plus pour donner confiance aux Tourangelles qui, emmenées par une Maufroy impériale sur le parquet berruyer (23 points), soignaient leur réplique. Bourges à la peine, le fait est si rare depuis le début de saison qu'il mérite d'être souligné.

« Chaque rencontre est un nouveau défi, un nouveau combat On n'a pas le droit à l'erreur et on est toujours sous pression, parce que l'on est l'équipe à battre. Aujourd'hui (lire hier), on a eu du mal à entrer dons la partie, de là à dire que l'on a sous-estimé cette équipe tourangelle, je ne le crois pas. Mes filles avaient à c½ur de proposer un jeu propre et plein d'allant. Elles ont joué sérieusement et ont voulu tenter des choses mais on a été malchanceux aux shoots. Néanmoins, sur l'ensemble de la rencontre, l'attaque a été notre point fort J'ai vu de belles choses, puisqu'on marque plus de 80 points. Par contre, le secteur défensif reste notre plus grand chantier. Cela o tendance à m'agacer. C'est toujours la même rengaine. On est trop laxiste, on manque de repères. Du coup, on se gène et on crée des ouvertures. Tant que Ton arrive à gérer cette pression, c'est à moindre frais mais il faut se méfier », commentait Benoit Peyrot

Tours ou coude à coude avec Bourges, qui l'aurait imaginé. La réaction berruyère n'allait pas tarder. Et dés le deuxième quart-temps, les Tango changeaient de braquet pour prendre ses distances : 42-30 à la pause. Loin de faire profil bas, les Tourangelles répondaient au tac au tac, compensant leur manque de gabarit par leur dynamique de jeu.

Alternant le bon et le moins bon, surtout sous les paniers, Bourges, en maître incontesté des lieux, maîtrisait malgré tout son sujet L'occasion pour le coach berruyer de lancer dans le grand bain la nouvelle génération. Un avertissement sans frais pour les cadettes berruyères avant d'accueillir le week-end prochain Angers.

Christian Godfroid

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