Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Il n'y a qu'une issue possible, côté tango
LIGUE FÉMININE/9e JOURNEE
Après la large victoire du Bourges Basket sur le Pays d'Aix Basket, 75-50
Comme un petit coin de ciel bleu, enfin
Après trois revers, Bourges a renoué avec la gagne, en y mettant l'écart. Romane Bernies est revenue en jeu. Il y a du mieux chez les Tango, avant Kaunas.
Les nerfs de Valérie Garnier, soumis à de belles tensions ces dernières semaines, purent enfin avoir droit à un peu de détente. Son équipe venait de renouer avec la victoire, après trois échecs. « II fallait reprendre goût au succès ! »
La lecture de la feuille de statistiques appuya sa satisfaction. Neuf marqueuses différentes (seule Marjorie Carpréaux n'a pas scoré), des temps de jeu un peu mieux répartis, une domination au rebond (malgré sept prises aixoises sous le cercle tango) et surtout une adresse de bon aloi. Y compris à trois points.
Une belle adresse
II le fallait, contre une équipe aixoise qui, après avoir été punie en défense individuelle par quatre mouvements d'école des Berruyères (15-4, 6r, et 13-0 pour Bourges), opta pour la défense de zone. Ce qui entraîna derechef une perte de rythme dans les attaques tango. « C'est vrai, on a arrêté de courir », admit la tacticienne berruyère. « Mais on a eu
une bonne adresse extérieure. » Avec des tirs souvent déclenchés après avoir construit les offensives.
Si les Aixoises parvinrent à limiter la casse dans le deuxième quart temps, elles ne purent pas résister plus longtemps à l'appétit de Tango à la fois remises en selle et frustrées par
leur sortie du mercredi précédent face aux Turques de Galatasaray.
Tendresse provençale
L'écart se creusa, irrémédiablement. Ce matin, le Pays d'Aix est dans une position inconfortable au classement. Avec des doutes plein la tête. Ce matin, débarque Bruno Blier,
l'ancien coach d'Arras, qui prend la suite d'Emmanuel C½uret. Qui a préféré rendre son tablier, avant qu'on lui indique le chemin de la sortie, s'asseyant au passage sur les indemnités liées à son contrat. Pas si fréquent.
« Oui, j'ai un pincement au c½ur », avoua-t-il. « C'est une grosse situation d'échec, et je culpabilise. » II ne faudrait pas, pour le club du président Boillon, plus ancien pensionnaire de l'élite, qu'il soit le seul. Parce qu'on a du mal à comprendre pourquoi un effectif, aussi séduisant sur le papier, a un rendement si faible.
Certes, samedi soir, l'intérieure internationale espagnole Cindy Lima a adapté son temps de jeu à une douleur tôt ressentie au genou droit. Mais tout de même. L'ensemble a tellement manqué d'agressivité qu'il a fallu attendre le deuxième quart pour qu'il commette sa première faute. De même, en quarante minutes, Aix n'a eu que quatre lancers à se mettre sous la dent.
« On est trop soft », pesta, une dernière fois donc, Emmanuel C½uret. « On manque de dureté. Je reste
persuadé qu'on a une belle équipe, mais on a la tête dans le seau. On n'est pas au combat, et je ne sais pas d'où ça vient. » À son successeur d'apporter la réponse. Enfin, d'essayer.
Côté berruyer, on a levé pas mal d'interrogations, en deux matches. Tout n'est pas parfait pour autant. Il y a encore du boulot à abattre pour améliorer certains secteurs, comme la juste synchronisation des mouvements. « II faut continuer à avancer », plaide Valérie Garnier. « Mais gagner avec un écart, c'est bon pour le moral. » Comme le retour sur les parquets de Romane Bernies (voir ci-dessous).
« On a maintenant une grande priorité. » Oui, mercredi, à Kaunas, où il n'y aura qu'un chemin : la gagne.
Hervé Le Fellic
UNE JOUEUSE DAMS LE MATCH
Romane Bernies est enfin de retour
« J'ai trouvé le temps long, c'est sûr ! »
Sept semaines à l'arrêt, pour cause de fracture de fatigue au pied.
Autant dire une éternité, quand on est habituée à s'entraîner tous les jours, à jouer deux fois par semaine. « )e ne me suis jamais vraiment blessée, avant. »
Contrainte au repos, lestée de béquilles les premières semaines, Romane Bernies a dû ronger son frein. Au moment de lancer sa carrière avec le groupe pro, en prime.
« J'ai trouvé le temps long, c'est sûr. » Samedi, Romane a enfin pu renouer avec une vie normale, sa vie de basketteuse. À l'entame du dernier quart, quand Valérie Garnier
l'expulsa enfin du banc.
« Je suis contente de revenir sur les terrains. Mais c'est sûr, il y avait un peu d'appréhension, et elle ne m'a pas quittée. »
Tout est à refaire, dans
ces cas-là. Une si longue inactivité se paye forcément. « Physiquement, j'ai eu du mal, après quelques allers-retours... » Tout le travail foncier est à recommencer.
Il faut aussi retrouver toutes les sensations. « Le toucher de balle, les automatismes. » Les presque cinq minutes de jeu de samedi ont défilé vite, très vite. Romane a pu clore la marque, aux lancers. Enfin, en convertissant un lancer sur trois. Il faut que les sensations reviennent...
La nouvelle est bonne, pour le groupe berruyer. Valérie Garnier dispose d'une rotation supplémentaire, à la mène, sur le secteur extérieur. Voilà qui va permettre à Kiesha Brown de baisser son temps de jeu. Romane a déjà gagné un voyage à Kaunas.
Hervé Le Fellic
NF2/9e JOURNEE
Saint-Laurent Brest - Bourges Basket 60-65
Voyage long, mais fructueux
Les jeunes Berruyères ne sont pas revenues les mains vides de leur long périple à Brest. Et si l'affaire a été chaude jusqu'au bout, elles ont tenu le choc, avec une défense bien en place.
D'ordinaire, Cathy Melain, la tacticienne de la NF2 berruyère, ne rechigne pas à se rendre en Bretagne. Mais c'est pour s'arrêter dans sa natale cité rennaise. La pointe finistérienne, c'est un (gros) poil plus loin. « On est parties samedi à 9 heures du matin, on a joué et on est rentrée sur le coup des sept heures. »
Heureusement, les jeunes Tango ont évité de tomber en rade, à Brest. Victoire en poche, le trajet retour passe quand même un peu mieux.
Elle ne fut pas simple à décrocher, tant les Brestoises contestèrent jusqu'au bout la suprématie visiteuse. « On n'était pas si mal dans le premier quart, malgré le voyage » explique Cathy Melain. « On était même dans l'excès, d'où du déchet. »
Les jeunes Tango surent reprendre le bon fil conducteur, et revenir au respect des consignes. « On a mieux défendu, en arrêtant de se jeter partout. C'est vraiment notre défense qui nous a servi de
base. On a repris de la confiance et on a pu trouver des solutions en attaque. »
Les Berruyères ont tenu jusqu'au bout
Le Bourges Basket fit également parler une puissance physique supérieure, ce que reconnut le coach ligérien, Mamadou Cissé. Brahmi et Eduardo se
firent respecter, ce qui n'empêcha pas une fin de match tendue, quand Saint-Laurent revint à une petite longueur (60-59).
« On était bien en place. On ne prenait pas un panier, même si on ne marquait pas à chaque fois. » Au jeu des lancers, les Berruyères protégèrent leur bien jusqu'au bout.
Pour un succès convaincant. D'autant qu'il a été acquis sans Christelle Diallo, qui aurait encore apporté plus de physique dans les zones de vérité. « Cette victoire me fait plaisir, parce que les joueuses ont vu, maintenant, qu'on pouvait gagner avec ou sans Christelle. »
Un enseignement utile, pour la suite de la saison.
Hervé Le Fellic
CADETTES
LA GARNACHE - B0URGES BASKET 54-62
Benoit Peyrot avait raison de se méfier de cette équipe de Gamache. Petites par la taille mais grandes par leur qualité de jeu défensïf, les Vendéennes ont réussi à faire tourner les Berruyères en bourrique jusqu'à les pousser dans leurs derniers retranchements. Pourtant la semaine passée, les filles de Bourges avaient excellé face aux Nantaises, non seulement dans la gestion du jeu mais aussi dans la maîtrise de l'adversaire, prouvant par ailleurs leur maturité tant sur le plan tactique que collectif. Nantes en avait fait les frais.
Tout laissait supposer que les filles de Benoit Peyrot venaient de franchir un palier. Mais rien n'est jamais acquis. Les
joueuses de Bourges devaient l'apprendre à leurs dépens, ce week-end face aux Vendéennes ; ce ne fut pas une partie de plaisir, pour les jeunes Tango. L'entame de match allait donner raison à l'entraîneur berruyer. Les Tango mirent un peu plus de six minutes avant d'ouvrir le score. Un véritable crime de lèse-majesté pour des Berruyères qui affichent la meilleure attaque du championnat
II n'y a pas pire scénario pour vous semer le doute et vous embrouiller les esprits. La raison de cette stérilité offensive ? Une défense vendéenne omniprésente et volubile qui sortait des sentiers battus.
« Le début de rencontre a été très compliqué. On a eu beaucoup de mal à s'adopter à leur système de défense. Vraiment, elles nous ont perturbées. Comme on ne trouvait pas de solutions, les tètes ont commencé a gamberger et on a perdu confiance non seulement sur des tirs lointains mais aussi sous les paniers. Quand vous courrez après le score sans résultat, tout s'enchaîne Pourtant il y avait des failles mais on était incapable d'en profiter », précise Benoit Peyrot.
Un petit point d'écart à la pause, il y avait de quoi faire grise mine. Le jeu berruyer, si éclatant depuis le début de saison, balbutiait, patinait Du jamais vu depuis le début de championnat La pause venait à point nommé. Benoit Peyrot n'y allait pas par quatre chemins. Un rapide
« briefing » concis et efficace remettait tes Berruyères face à leurs responsabilités et du même coup en selle.
En s'appuyant sur une défense plus rigoureuse et intransigeante, Bourges sortait le grand braquet pour asseoir sa domination et mener de plus de douze points ; avant de retomber dans ses travers de début de rencontre à trois minutes du coup de sifflet final.
« De cette rencontre je ne retiens que la victoire. Notre gros défaut c'est que
l'on a tendance à jouer dans le même registre que nos adversaires plus faibles. On est incapables d'élever notre niveau de jeu et de faire valoir notre place de leader.
Christian Godfroid