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Bourges Basket : le Berry Républicain 

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21 janvier 2012  La parole est à Caps Dumerc...

LIGUE FEMININE/17e JOURNEE Le Bourges Basket reçoit le promu de l'Union Lyon (ce soir, 20 heures, au Prado)

La parole est à Caps Dumerc...

Victorieuses (54-47), mais chahutées à l'aller, les Tango devraient passer sans trop de mal l'obstacle lyonnais ce soir, au complet. Sauf si leur capitaine et meneuse doit encore soigner sa cheville douloureuse...


« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé... ». Signé Alphonse de Lamartine (dans Les Méditations poétiques), cet alexandrin magistral aura fait suer des générations de potaches. Et se sera retrouvé accommodé à toutes les sauces. La preuve !

L'être qui nous préoccupe ici, et le Prado avec nous, c'est évidemment Céline Dumerc. Caps est revenue samedi dernier de Saint-Sever, dans les Landes, avec une victoire en poche, certes, mais aussi une cheville en vrac.

La gauche, tordue en toute fin de partie, à un point tel que sa propriétaire fut incapable de s'aligner quatre jours plus tard en Euroligue, à Valence.

La décision n'appartient qu'a la joueuse
Ça. c'était mercredi soir. Quarante-huit heures plus loin, personne n'était beaucoup plus avancé... hormis peut-être Céline elle-même, présente à l'entraînement hier soir... sur des appuis très, très prudents. « Car la décision (de jouer ou pas) lui appartient, à elle et à elle seule, soulignait Valérie Garnier. Le staff médical lui laisse le choix et en ce qui nous concerne, elle est mieux depuis deux jours. Elle qui se connaît, évidemment, mieux que quiconque. Par conséquent, elle a la parole. Sachant que sa décision peut survenir seulement demain (lire aujourd'hui NDLR), à la lumière de notre ultime séance d'entraînement (prévue ce matin NDLR)... »

On a donc là, vous l'aurez deviné, une donnée cruciale de ce Bourges Basket-Union Lyon. Sans Céline Dumerc, sa meneuse et sa capitaine rappelons-le, le Bourges Basket présente un tout autre visage, bien plus laborieux pour le dire vite. Et, surtout, n'est plus trop sûr de rien. On n'en veut pour preuve que les longues, les interminables semaines passées dans le dur par les Tango à l'automne, alors que Caps se morfondait loin du parquet en attendant que se résorbe une vilaine entorse de la cheville (droite, cette fois-là).

« Du jeu intense comme à Valence »
Or, si les locales sont sûres d'une chose à ce stade de la saison, c'est qu'elles ne peuvent plus lâcher le moindre point en route. A fortiori à la maison, et face à un promu pour couronner le tout. C'est bien pourquoi on se refuse, côté berruyer, à raisonner en termes de calendrier, d'échéances négociées et/ou à venir.

« Sans Céline, nous avons tout de même répondu présent à Valence (victorieux 68-61 NDLR). tempère Valérie Garnier. On a livré un match assez complet, en y mettant surtout beaucoup d'intensité. C'est à reproduire, bien sûr. »

À reproduire ce soir, histoire de prendre de l'élan avant d'aller pour un gros coup à Galatasaray. Mais sans perdre de vue qu'à l'aller, Bourges avait souffert mille morts pour mettre le promu au pas (47-54). « On avait Céline sur ce coup-là, rappelle Valérie Garnier. Mais on était réduites à sept joueuses, sans Emmeline (Ndongue). ni Cathy (Joens) et bon... il avait fallu s'employer. »

Ce pourrait encore être le cas ce soir, au Prado, si d'aventure Caps Dumerc ne sent pas son affaire.

Pour l'Union Lyon, ce sera à fond !
Le bleu de chauffe, que les Berruyères ont dû enfiler ces deux derniers matches, est la tenue de travail ordinaire cette saison, chez le promu lyonnais. Audrey Sauret et ses coéquipières ont beau évoluer dans de petites robes somme toute seyantes, il leur faut se retrousser les manches, match après match, pour entretenir l'espoir du maintien. « Cette semaine, en outre, on mange notre pain noir en allant coup sur coup à Challes (défaite 73-58 NDLR), puis à Bourges, convient le coach lyonnais Pierre Bressant. Notre championnat à nous reprendra ses droits ensuite, avec la réception du Hainaut et le voyage à Aix... »

Disposant du même effectif qu'à Challes, le stratège lyonnais attend peu ou prou de ses joueuses « le même genre de prestation, mais en plus dur et sur une période plus longue ». « À Challes, développe Bressant, on revient à moins six dans le troisième quart, avant de s'effondrer. Se battre, on est capables ! Tentons de rendre la vie dure à Bourges, de lutter dessous, notamment, pour les priver de deuxièmes et troisièmes chances. Bref, de rester au contact le plus longtemps possible. Et qui sait... ? »

 Emmanuel Letreulle

21 janvier 2012  Un Bourges Basket confiant reçoit Sannois-Saint-Gratien

BASKET/NF2 14e journée, ce soir

Un Bourges Basket confiant reçoit Sannois-Saint-Gratien

Éliminées de la Coupe de France par Orly, puis vivement contestées samedi dernier à Palaiseau, les jeunes Berruyères vont encore croiser le fer tout à l'heure (17 h 15, au Prado) avec une équipe de banlieue : Sannois-Saint-Gratien.


Et ça ne s'annonce guère plus commode, qu'on ne s'y trompe pas ! Solidement campé à la quatrième place du classement, Sannois reste sur deux victoires : à La Glacerie et, surtout, sur l'ex-leader Gravenchon, dominé 69-61.

Cathy Melain estime, néanmoins, que son groupe est revenu revigoré de Palaiseau.

« On a su se dépouiller, là-bas, pour arracher la victoire alors même qu'on avait été beaucoup bougées, souligne-t-elle. Une telle issue après un tel match, c'est excellent pour la confiance ! À présent, on doit éviter de rester là-dessus, même si ça nous a fait un bien énorme. S'endormir sur des certitudes, ça peut être très dangereux... »

Améliorer la finition, malgré deux absences importantes

Dans un contexte pas évident, Cathy a dû faire évoluer, à Palaiseau, quelques joueuses à des postes inhabituels (Eduardo et Elenga au poste 4, par moments NDLR).

« Elles s'en sont plutôt bien sorties, mais on a connu beaucoup de déchet à la finition, alors qu'on produisait souvent d'excellentes séquences collectives. C'est surtout ça qui nous a mises en péril. »

Et c'est par conséquent là que la technicienne tango attendra du mieux tout à l'heure, au Prado.

Pour ce faire, les Berruyères, qui viennent de s'emparer de la tête du classement, devront se passer des services de deux joueuses importantes. L'ailière Sophia Elenga, touchée à un genou, est forfait. À l'intérieur, il faudra aussi faire sans Christelle Diallo, touchée à un pied.

 Emmanuel Letreulle

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