Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
article du Berry précédent :
Un projet comme « un risque financier »retour à la liste article du Berry plus récent :
On bosse fort, on fera les comptes après
LIGUE FEMININE/17e
JOURNEE
Après la confortable victoire (75-55) du Bourges Basket, samedi, sur l'Union Lyon
Elles ont eu tout bon, sauf au rebond
Face à une équipe lyonnaise très valeureuse, mais trop juste en rotations, le Bourges Basket s'est montré solide et a élargi la gamme de ses options. Seul le secteur du rebond demande de l'amélioration.
En jouant à chaux et à sable, sans jamais capituler là où d'autres se seraient couchés pour le compte, Lyon a contribué, généreusement, à une jolie soirée de basket, samedi, dans un Prado qui l'en remercie. Mais en tournant à huit joueuses contre onze Berruyères, le promu ne pouvait évidemment pas rivaliser au-delà du premier quart.
Lyon trop vite usé
« On fait pourtant une bonne entame, soulignait le très sympathique coach lyonnais Pierre Bressant, pas abattu pour deux ronds. Mais notre banc est vraiment trop limité. Alors, à force de se mettre minables sur le parquet, de cavaler après le score et donc de tirer sur les organismes, la fatigue s'abat sur nous. Par conséquent, on perd des ballons, on rate des shoots faciles... On foire de petites choses, certes, mais tout l'ensemble nous met dedans. Quant à lâcher, ça jamais (il serre le poing et rigole
tout à la fois) ! Lâcher, se résigner, ça n'est pas nous ! On venait à Bourges pour valider des choses qu'on bosse à l'entraînement, et qui seront nos armes face à nos rivales directes dans la bagarre pour le maintien. En cela, on a rempli notre contrat. Car on n'aura pas Bourges en face de nous chaque samedi soir, hein ? »
Et de reprendre la route de la capitale des Gaules
en nous promettant de revenir nous voir « la saison prochaine, au Prado ».
Côté berruyer, Valérie Garnier se satisfaisait avant toute chose du match complet, et très consistant, qu'avaient fourni ses joueuses.
« II y a eu de l'adresse, des deux côtés d'ailleurs, et ça devait être plaisant à suivre, non ? C'était du basket ouvert, avec beaucoup de prises d'initiatives. Disons qu'on s'est mises au travail d'entrée de jeu et que ça nous a rendu la suite plus simple », résumait coach Garnier.
Les Tango n'ont plus peur de la zone
D'un point de vue purement tactique, elle se réjouissait d'avoir vu son équipe « confrontée à des systèmes de défense distincts. On a pu évoluer ce soir sur les deux types de
défense, développait-elle. De la fille à fille classique, assez agressive, et puis de la zone. Et sur la zone, on a de moins en moins de problèmes, on répond de mieux en mieux. On a notamment montré, ce soir, une très bonne alternance entre jeu au large et jeu intérieur. »
Une régulation pour ainsi dire parfaite, qui doit beaucoup à une Céline Dumerc guère gênée par sa cheville meurtrie.
Une raquette tango pas assez verrouillée
En dépit des vingt points d'écart et d'un bon paquet d'excellentes séquences de jeu berruyères, Valérie Garnier a tenu à pointer deux secteurs déficients.
« On a tout de même été défaillantes au rebond (26 prises tango contre 33),
avant tout en leur concédant neuf rebonds offensifs, a-t-elle averti. On s'en tire sans trop de dégâts parce que c'est Lyon, mais bon... L'autre compartiment où nous avons subi, c'est sur leurs contre-attaques. On savait que Lyon est une équipe athlétique, qui court vite et qui aime ça. Mais on s'est fait prendre un peu trop souvent à ce jeu-là. »
Pour le reste, tout le reste, la copie du Bourges Basket avait de l'allure, et de la consistance.
« C'était une soirée positive », concluait Valérie Garnier. Et pile
le genre de match dont on a besoin avant d'aller en livrer un autre,
mercredi soir, à Galatasaray, qui sera crucial pour la suite des opérations en Euroligue.
Emmanuel Letreulle
/AU PHYSIQUE
à l'infirmerie tango avant d'aller défier Galatasaray
Des petits bobos, encore et toujours...
Ce n'est certes pas la véritable hécatombe qui a plombé le début de saison des Berruyères, mais enfin... Tout le monde n'est pas en pleine bourre au sein du groupe, à quelques jours d'une échéance capitale à Istanbul.
Ieva Kublina, par exemple, est encore enquiquinée par un talon douloureux. Ça ne suffît pas à laisser l'intérieure lettone au repos, certes. Mais, au vu de son match samedi (à sept points, mais seulement quatre rebonds en moins d'un quart d'heure de parquet), on peut penser que son rendement s'en trouve affecté. Heureusement que dessous,
Emmeline Ndongue revient bien, au train (10 points, trois rebonds et deux contres en 25 minutes). Et qu'elle se trouve épaulée par une
Endy Miyem à l'évidence au sommet d'un sacré pic de forme (17 points, sept re-
bonds et trois passes) !
Le Bourges Basket tient donc vaille que vaille dans la peinture, où il doit s'attendre à des phases de
turbulences mahousses mercredi soir, à Istanbul. Voilà une bonne nouvelle !
Idem pour Jennifer Digbeu, qui compose avec
une gêne à la voûte plantaire. Idem, surtout, pour Céline Dumerc. revenue à haut niveau samedi soir après avoir manqué le choc à Valence pour cause de cheville abîmée.
Kiesha Brown touchée aux adducteurs
« Elle n'est pas encore à cent pour cent, tempère Valérie Garnier. Mais elle a décidé qu'elle pouvait jouer contre Lyon. Heureusement, d'ailleurs ! Car à la pause,
Kiesha Brown a éprouvé des douleurs à un adducteur. C'est semble-t-il une petite élongation, on n'en sait pas davantage... Par précaution, on l'a économisée, bien entendu. D'où un temps de jeu sans doute plus important qu'escompté pour Céline, en l'état actuel de ses possibilités. Et quelques minutes accordées à
Romane Bernies. »
Emmanuel Letreulle
NF2/14e JOURNEE
Battues (57-68) au Prado par Sannois-Saint-Gratien
Les Tango jamais dans le ton
Face à une formation banlieusarde homogène, efficace et disciplinée, les Berruyères n'ont jamais donné l'impression de pouvoir s'imposer.
La reprise est décidément difficile pour la réserve du Bourges Basket. Éliminées de la coupe de France, les Berruyères s'étaient certes dépouillées pour revenir de Palaiseau avec une courte victoire, et à la faveur d'un petit miracle. Mais c'était pour retomber, une semaine plus loin, dans des travers qui coûtent très cher.
Samedi donc, au Prado, elles ont été dominées, dans la plupart des secteurs du jeu, par une équipe de Sannois-Saint-Gratien sans doute pas bien meilleure qu'elles en valeur intrinsèque, mais qui a évolué... en équipe, justement.
« Pour notre part, nous avons été bien trop naïves, déplorait leur
coache, Cathy Melain. On met déjà un temps fou à entrer dans la partie et, surtout, à mettre notre défense en place. Nous n'y sommes d'ailleurs jamais parvenues tout à fait puisque nous n'avons défendu que par à-coups, par séquences... »
C'était nettement insuffisant pour gêner des Banlieusardes au basket à la fois simple et efficace : très à l'aise, donc, sous le cercle local. Et remarquablement compactes et solidaires en défense.
Quand les bases passent à l'as...
« Les fondations de notre défense reposent sur quelques principes très simples, regrettait Cathy Melain. Or, je suis désolée de voir qu'on ne les a pas respectés. Jamais. En face, il y avait quelques joueuses chevronnées qui ont bien compris, et vite, qu'on n'y était pas. Elles ont fait
jouer leur équipe sur nos lacunes, ont très souvent trouvé des décalages et ça nous a mises dedans... »
Pour autant, la technicienne tango n'a pas le c½ur à accabler ses ouailles, très jeunes rappelons-le. « Elles ont tenté de mettre beaucoup de fougue, de générosité dans ce qu'elles proposaient. C'est de leur âge. Mais là, c'était souvent excessif dans l'engagement et dans la réalisation, même s'il y avait de l'idée. Garder la tête froide, rester lucide, ça fait aussi partie du jeu... »
II faudra garder ça à l'esprit, mesdemoiselles !
Emmanuel Letreulle
CADETTES
REIMS - BOURGES BASKET : 51-48
Ça devait bien finir par arriver... Après douze matches sans défaite, les Berruyères sont tombées. De peu, certes ; mais ça suffit à leur
ôter tout droit à l'erreur dons la course aux play-offs.
« Reims a bien joué le coup en équipe accrocheuse, qui sait exploiter la moindre défaillance adverse, estimait Benoit Peyrot Défensivement, on était pourtant bien. On a réussi à les maintenir au large. Mais sur les tirs lointains, elles ont connu une réussite incroyable. De notre côté, on gâche certains ballons par manque de clairvoyance et de rigueur dans la finition. Si on rajoute notre maladresse aux shoots, ça faisait beaucoup trop pour espérer faire un résultat Dommage... on pouvait passer, surtout qu'on fait un excellent troisième quart, ce qui nous remet devant. Hélas, sitôt qu'il nous suffit de gérer, on perd nos moyens. Pour se qualifier, il va falloir jouer serré, assurer chaque rencontre... »
La semaine prochaine, place à la coupe de France face ou Coteau.
Christian Godfroid