Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Les Tango s'imposent d'entrée
COUPE DE FRANCE/SEIZIEMES
Le Bourges Basket entre en lice ce soir (20 heures) à Wasquehal (NFl)
les Tango de retour aux sources du sport
II y a le monde professionnel et sans pitié, il y a aussi le charme des coupes de France, qui vous remette au contact du sport amateur. Ce soir à Wasquehal, dans la banlieue lilloise, les rivales seront aussi des fans.
Mercredi, c'était, dans le cas d'en face, Diana Taurasi, tête de gondole du basket féminin mondial, et rémunérée comme tel par son club de Galatasaray. Ce soir, dans le camp d'en face, il n'y aura pas une professionnelle : Marta Rozewicz, la seule que compte le Fémina Wasquehal, pensionnaire de NF1 (la 3e division), est blessée à la cheville.
Noémy Messi Fouda est chargée de communication du club dont elle porte les couleurs. Florence, la fille du président Jean-Louis Courby et capitaine des Nordistes, est en Master et affiche, à 22 ans, bac
plus cinq. On trouve aussi dans l'effectif une employée municipale, une institutrice, une surveillante de lycée, des étudiantes et une psychologue.
« C'est exceptionnel pour nous, un tel tirage » se réjouit le président de Wasquehal. Le club qui, la saison dernière, avait joué le voisin villeneuvois au même stade de la compétition, ne compte que des féminines. Certaines des actuelles porteuses d'oriflamme, de NF1, sont là depuis les benjamines. Et elles auront forcément les yeux qui brillent, au moment de s'attaquer au
marquage de Céline Dumerc ou d'Emmeline Ndongue.
Sans Endy Miyem
Endy Miyem, touchée au genou dans les derniers instants à Galatasaray ne sera pas de la fête.
Ieva Kublina était hier fiévreuse et alitée, et la capitaine berruyère souffre toujours de la cheville gauche.
Valérie Garnier espère bien que son équipe fera rapidement parler la hiérarchie, pour pouvoir donner du temps de jeu à ses jeunes. Pour cela, la marche à suivre est simple : respecter l'adversaire quel que soit son niveau, faire le boulot proprement. C'est encore le meilleur moyen de rendre hommage à ce monde amateur d'où sortent, forcément, les championnes.
Hervé Le Fellic
CADETTES
Une nouvelle aventure commence pour les Tango au Coteau (demain, 15 h 30)
C'est le début de la longue route pour Paris Bercy
La Coupe de France fait partie du paysage, pour toute équipe cadette du Bourges Basket qui se respecte.
Car l'objectif est chaque saison le même : aller à Bercy pour la grande messe annuelle du basket hexagonal. Au centre de formation tango, certaines, comme Anaëlle Le Bruchec, ont déjà eu cet honneur.
Elle ne pourra pas y retourner, comme toutes ses camarades nées en 1993 et avant. Place aux jeunes, sous la houlette de Lisa Bacconnier.
La route de Paris commence demain au Coteau. Une équipe pensionnaire du championnat national cadettes 2, et donc largement à la portée des Berruyères.
Les deux clubs, qui œuvrent pas mal pour la formation, ont d'ailleurs d'excellents liens. Pour
une fois, il s'agira de compétition officielle et d'une épreuve à part. « La coupe, c'est toujours une autre manière de fonctionner », assure Benoît Peyrot qui, avec son adjointe, une certaine Cathy Melain, a eu un premier travail : composer un
groupe, et donc écarter certaines joueuses de cette entame.
La question ne s'est pas posée pour Sophie Élenga,
qui souffre du genou, ni concernant Mathilde Combe, victime d'une élongation.
Sérieux de rigueur
L'objectif, pour le Bourges Basket, sera double : assurer tranquillement le passage au tour suivant, tout en y mettant la manière. Ce sera l'occasion pour certaines, un peu en difficulté en ce moment en NF2, de reprendre confiance.
Mais attention à tout tentation de prendre ce match face à un rival présumé plus modeste à la légère.