Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Les Tango visent un 11e sacre dès ce soir
LIGUE FEMININE/APRES LA FINALE ALLER
Fort de son succès à Montpellier (59-47), Bourges est encore plus favori
Les Berruyères en ballottage favorable
Fortes du succès conquis samedi soir dans l'Hérault, les joueuses du Bourges Basket sont encore plus favorites à leur propre succession. On peut faire confiance à Montpellier pour tout faire afin de contrarier l'évidence.
Dans les arrière-cours des partis politiques, on appelle ça des sondages sortis des urnes. Ceux qui, à chaud, sont chargés de lire dans le grand livre de l'avenir.
Il ne se trouvait pas grand monde, samedi soir dans la salle de Montpellier, pour penser que le titre n'allait pas prolonger son séjour dans la capitale du Berry. Pour un peu, c'est comme si l'affaire était déjà entendue, tant la supériorité tactique des joueuses de Valérie Garnier avait été criante.
Bourges a su casser
le jeu héraultais
II n'y avait guère que les intéressées pour donner dans la nuance, pour faire entendre d'autres voix, beaucoup moins à l'unisson. Côté héraultais comme côté tango, on l'assurait : rien n'est joué. Même si... On n'a jamais eu l'impression, sur le premier acte de cette finale, que Montpellier pouvait y croire. Bourges a trop évolué dans son registre préféré : casser le jeu adverse.
« On devait d'abord défendre, on ne l'a pas trop mal fait. Offensivement, on a su trouver des options, pas toujours mais... On est parvenu à bien entrer dans le match, à garder ensuite l'avantage. Et
enfin à conserver la tête froide mais si ça a été plus difficile dans le quatrième quart », résuma Emmeline Ndongue, magnifique de justesse et d'efficacité sur ce coup.
« Mais jamais on n'a été
sereines. Même en comptant 16 points d'avance, parce qu'on sait qu'en basket, ce n'est rien. Mais on a eu de la maîtrise par notre défense, par notre gestion du rythme, notre jeu placé. »
Montpellier a manqué de fraîcheur
Côté Montpellier, on n'a pu que constater les dégâts, après quarante minutes à se briser la tête contre le même mur.
« On a manqué de fraîcheur physique, de concentration sur des détails. On paye certainement nos trois matches de la demi-finale contre Challes. On y a laissé de l'énergie. Déjà que physiquement Bourges est un peu plus dense que nous... », estima pour sa part Gaëlle Skrela, la capitaine héraultaise
« On aurait dû fermer davantage la raquette, on savait que Bourges met beaucoup de points intérieurs. On a manqué d'adresse, de plein de petites choses. On n'a pas réussi à contrarier Bourges, il nous a manqué ce petit brin de folie qu'on a pu avoir en d'autres circonstances. En accélérant
le jeu, en ayant quelques contre-attaques, des shoots extérieurs. Là, rien de tout ça. »
Et à jeudi...
Tout ce beau monde va encore en découdre, et chacune reste concentrée au possible, consciente que tout peut arriver.
« On a fait un bon bout de chemin, mais pas tout le chemin », rappelle Emmeline Ndongue. « Montpellier a déjà gagné chez nous, en début de saison, et n'aura rien à perdre. Il n'y a rien de pire. »
« Je pense que ce n'est pas perdu », affirme pour sa part Gaëlle Skrela. « Sur ce match aller, on n'y était pas physiquement. Maintenant, si on parvient à récupérer d'ici jeudi... (*) On pourrait alors défendre plus correctement, gommer nos erreurs, récupérer plus de ballons. Après, si ça tombe dedans, on est capable de marquer 70 points, même contre Bourges. Il ne faut pas partir abattu ! On a vu un Bourges solide en défense, mais qui n'a pas fait de choses extraordinaires. »
(•) Match retour jeudi, 20 h 30. au Prado. Belle éventuelle dimanche prochain,
14 h 30, au Prado.
Hervé Le Fellic
DU CÔTÉ DE MONTPELLIER
Avec Edwige Lawson-Wade et Sandra Dijon
Gros combat et petit coup de fatigue
Sandra Dijon-Gérardin et Edwige Lawson-Wade, deux ex-Berruyéres, ont bien donné dans le gros combat qui opposa l'une aux solides intérieures tango, l'autre à sa camarade meneuse de l'équipe de France, Céline Dumerc.
« Avec Céline, on est deux teigneuses, observait en rigolant Edwige juste après les débats. On aime toutes les deux se donner et ça débouche forcément sur un match rugueux. Mais, à la sortie, on se tape dans la main et tout va bien. »
Ce très physique match dans le match illustre bien la teneur « combattante » de cette finale aller, sauf que s'il y eut match nul entre les deux meneuses, les autres Berruyères ont pris le pas sur leurs adversaires qu'elles ont fini par user physiquement.
Pas assez d'adresse, trop peu de rebonds
Edwige en convient lorsqu'elle affirme : « nous commençons à être fatiguées ». Et de relever que « nous avons joué un match de plus en demi-finales contre Challes. Du coup, nous avons eu
moins de jours de récupération que Bourges ».
Pour elle, pas de doute, c'est cette légère baisse de tonus « qui a provoqué notre manque d'adresse, sachant que nous ne pouvons pas gagner en marquant aussi peu, et encore moins contre Bourges ».
Au-delà de ce constat, elle relève aussi la domination berruyère au rebond - 38 à 30 - et plus
encore le trop peu de rebonds offensifs pris sous le nez des Tango (5) « qui nous gênent par leur taille. Ce fut une des clefs du match ».
À l'intérieur, justement, Sandra Dijon a fait le boulot (12 points, 3 rebonds). Parfois, elle imposa même sa puissance physique à ses adversaires. Mais si elle estime avoir fait « un bon match », si elle affirme que « nous savions que ce serait un vrai combat, car c'est toujours le cas à ce niveau de la compétition », elle relève aussi que « nous n'avons pas été suffisamment adroites pour gagner, dans le jeu comme aux lancers francs (3 sur 9) ».
Pas assez d'adresse pour une équipe qui a l'habitude de scorer beaucoup, pas assez de rebonds. Dure litanie de ce qui a coûté cher aux Montpelliéraines samedi soir. Sans oublier que, du coup, « nous n'avons pas pu accélérer le jeu, le relancer comme on sait le faire. Et en jouant au rythme de Bourges, forcément, il est difficile de s'imposer ».
Jouer plus vite, marquer davantage, voilà quelques pistes pour gagner le match retour au Prado et éviter que Bourges soit sacré en deux manches. Mais, pour cela, il faudra défendre encore plus fort et prendre plus rebonds face à des Tango qui paraissent supérieurement armées sous le cercle. Évidentes solutions plus faciles à affirmer qu'à décliner sur le terrain.
Philippe Dessaigne
BASKET/NF2
Succès 89 à 40
Le Bourges Basket a nettement dominé l'Union Hainaut
Éliminée de la Coupe de France, l'équipe espoir du Bourges Basket doit maintenant s'appliquer à bien négocier la deuxième phase du championnat qui peut la (re) conduire en N1.
Samedi, les Berruyères ont d'abord profité des insuffisances de l'Union Hainaut avant de dérouler leur jeu pour creuser l'écart au fil des minutes.
Un scénario qui a globalement rassuré Cathy Melain. « Commencer par un 10-0 ne contribue pas à se forcer pour faire l'effort de plus. Ce début de match en notre faveur nous a conduits, ensuite, à faire des fautes. Il ne fallait pourtant pas attendre que notre adversaire se mette dans le rythme. On a alors bien défendu et l'attaque s'est mise en place. »
En somme, pour la coache berruyère, « en dépit de quelques imperfections, on a trouvé de meilleures situations et les consignes ont été bien appliquées ».
Les Tango ont creusé l'écart dès le début du match
Côté Nordiste, le débriefing de J. Ploegaerts était sans concession. « On s'attend toujours à un match délicat ici. Avec deux années d'existence, il nous est difficile de rivaliser, mais l'attitude des joueuses et leur manque d'engagement m'ont déçu. On ne se bat pas avec les mêmes armes que Bourges mais on se doit de montrer un autre visage. Ce soir (samedi), les filles ont manqué d'amour-propre et j'attends une réaction de leur part ».
Face à ce groupe en construction et manquant de gabarits, Anaëlle Le Bruhec et ses partenaires ont rapidement fait la différence (14-0 à la 8e minute) pour virer avec un avantage substantiel à la mi-temps (35-16).
Par la suite, elles ont déroulé leur jeu et affiché leur supériorité (54-26 à la 25e), avec un collectif bien en place dans lequel chacune a contribué à l'évolution du score.
De bon augure avant de se rendre à Lyon, samedi prochain, pour un match des extrêmes qui pourrait asseoir un peu plus la position des Berruyères en tête de leur poule.