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LIGUE FEMININE (18é journée) Après COB Calais - Bourges Basket, 53-82
Les Calaisiennes mises... en eau pâle
Les joueuses de la Côte d'Opale n'ont rien pu faire samedi soir, face à la
rigueur, à l'intransigeance et à la supériorité des Berruyères. Qui ont
parfaitement entamé la préparation des grosses échéances.
PAR HERVÉ LE FELLIC ENVOYE SPÉCIAL
Traverser la Manche ne devait poser aucun problème, à la condition pour
les Tango de ne pas se mettre elles-mêmes... dans le tunnel. Et l'entame de
match ne laissa déjà aucun espoir aux Calaisiennes, qui encaissèrent en
guise de cadeau de bienvenue un 11-0 dont on ne se remet pas, quand en plus
on est comme elles dans le doute. "Déjà que face à une équipe du calibre
de Bourges ce n'est pas évident, mais quand en prime on prend d'entrée un
tel handicap...", soupira Cyril Sicsic. Il est passé cette saison, avec 'armes et bagages' (Hajdana Radunovic et Marina Mazic, ses intérieures) de
Nice à Calais, mais les Tango n'ont cure qu'on soit sur la Côte d'Azur ou la
Côte d'Opale. Elles sont là pour gagner, point barre.
"Et les chiffres parlent d'eux-mêmes", ajouta l'ancien technicien
azuréen, qui a vu sa troupe encaisser son neuvième revers de suite, mine de
rien. "On a été mangé au rebond (19, dont 2 offensifs, pour Calais, contre
33 à Bourges, NDLR). En prime, Bourges a connu une adresse très honorable à
trois points (bon, 36%, NDLR,...). Et on se rajoute un premier quart temps
assassin (27-14 pour les Tango, NDLR). Voilà, ce sont les clés, les explications
de cette défaite."
Des Berruyères intraitables
Le coach calaisien en trouva d'autres, en examinant certaines prestations
individuelles, il est vrai peu convaincantes. "Radunovic passe encore au
travers et on sait qu'on ne peut pas jouer sans elle. Obama n'a pas mis un
point. Mazic si, mais elle ne défend pas. On a été dominés physiquement,
Bourges y a mis toute sa rigueur. Nous, on est incapables de jouer
autrement que par séquences, d'enchaîner. On doit être davantage dans notre
basket." Le ticket pour les play-off, qui ira aux douze mieux classées de
la phase régulière, sera à ce prix, pour des Calaisiennes qui doivent faire
mieux que ce qu'elles ont produit samedi soir, dans une salle Calypso peu
remplie (mais il est vrai que les footeux jouaient et gagnaient en Coupe de
France).
Il est encore plus vrai que Calais est tombé sur un Bourges intraitable et
qui, vu son écrasante domination, aurait dû virer à la mi-temps avec une
avance plus confortable encore. Quinze points, ce n'est pas cher payé,
quand on a une Bernie Ngoyisa royale (13 points, 6 sur 6 au tir), quand on
domine les airs à ce point (18 rebonds... à 5) et quand on obtient une
évaluation collective de 54, contre 26 à Calais.
"Seulement voilà, on a aussi raté beaucoup de paniers dessous, dans les
vingt premières minutes", avança Pierre Vincent, l'entraîneur tango. Il
manqua aussi au Bourges Basket, pour faire une différence plus flagrante
encore, les points qu'Anete Jekabsone apporta dans les vingt dernières
minutes (voir par ailleurs). Le coach tango regretta aussi quelques
absences "sur la défense fille à fille, en deuxième mi-temps. Mais il est
vrai que vu l'écart, le contexte était délicat." N'empêche, la prestation
des Berruyères a été très convaincante, à l'image de leur capacité à
attaquer la zone adverse, d'abord par les shoots extérieurs, ensuite en
minant un secteur intérieur calaisien qui ne tarda pas à flancher, sous les
coups de boutoir.
Calais, qui somme toute avait bien résisté dans le deuxième quart, fut
emporté par la lame de fond. Et Bourges a parfaitement entamé cette période
qui lui promet de belles joutes, contre les Tchèques de Brno en quarts
d'Euroligue la semaine prochaine, à Mondeville et Valenciennes pour les
joutes hexagonales, dans quelques semaines. "On doit mettre toute la
concentration, exploiter toutes les facettes du jeu, parfaire sans cesse
notre positionnement, afin d'être prêts à ces échéances", rappelle Pierre
Vincent. Qui sait que la plus grande exigence et la recherche de
perfection, que tous les détails, sont dès aujourd'hui la clé des succès
futurs. Il n'en ira pas autrement mercredi soir face à Aix, en Coupe de
France. En plus, les Tango ont une belle revanche à prendre face aux
Provençales...
Quand Anete retrouve la cible
Pour une shooteuse de la trempe d'Anete Jekabsone, ne pas scoører, c'est évidemment un pensum. Et la première mi-temps face à
Calais a dû paraître bien longue à la blonde Lettonne : douze minutes de jeu, pas un panier inscrit, en quatre tentatives, et tout
juste deux lancers à se mettre sous la dent. "Pourtant, j'ai pris mes
shoots
(peut-être pas tous, NDLR), mais ça ne rentrait pas." Heureusement, sur
ces
quinze premières minutes, Bernie Ngoyisa eut le bon goût d'inscrire 13 de
ses 19 points finaux, et Laia Palau en apporta 8 (dont deux trois points)
dans l'escarcelle berruyère.
Mais au moment de ressortir du vestiaire, Bourges ne comptait après tout
que quinze points d'avance. Et on sait que ça peut fondre comme neige au
soleil, si d'aventure l'adversaire se met à rentrer, sur un coup de folie.
Comme par hasard, Anete ressortit alors sa formidable main gauche, attaquant le troisième quart tambour battant : un trois points, un lay up sur
contre-attaque, deux autres trois points.
En six minutes, elle scella définitivement le sort de la rencontre, en inscrivant la bagatelle de treize points ! Elle si malchanceuse en première mi-temps signa dans la seconde un 7 sur 9 au tir, dont 3 sur 5 à trois points.
"J'ai juste essayé de retrouver la confiance en mon geste, et j'ai pu
trouver de meilleures positions de shoot."
De quoi donner une belle ampleur au succès tango. "On sortait d'une difficile séance d'entraînement, avec beaucoup de physique. En plus, ce n'est
pas franchement simple de ne jouer qu'un match par semaine. Mais face à
Calais, je pense qu'on a bien préparé la suite. A commencer par le match de
Coupe de France de mercredi face à Aix, où il y aura de la revanche dans
l'air. Ce sera une rencontre difficile, car Aix est une équipe qui nous
gêne par
sa présence physique, qui accroche tout. Je pense qu'on produit actuellement un
bon basket, et qu'on est capable de gagner face à n'importe qui."
Ça tombe bien, les prochains adversaires... ne seront pas n'importe qui.
Location prochains
matches.
Pour la Coupe de France Bourges -Aix de mercredi (20 heures), entrée gratuite
pour socios et partenaires, 5 euros pour les autres (location au
Berry républicain,
à la CTB-Sivotu et au guichet le soir du match).
Pour le quart d’Euroligue Bourges - Brno du 21 février (19 h 30), location au
Prado les jeudi 16 et lundi 20 février de 17 h 45 à 19 heures, au Berry
républicain, à Carrefour, à la FNAC, à la CTB, ou sur www.Bourgesbasket.com
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