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BASKET LFB (4e journée) : Après Villeneuve d'Ascq - Bourges Basket, 67-69
De la nécessité de prendre ses responsabilités
C'est aux forceps que les Tango ont arraché une précieuse victoire à
Villeneuve d'Ascq (67-69) au terme d'un match qui a fait naître colère et
frustration dans les rangs nordistes.
CHRISTIAN RAGOT
Un match de basket est fait de hauts et de bas plus ou moins prononcés.
Mercredi soir, au Palacium de Villeneuve d'Ascq, on a assisté à des séquences de
jeu très marquées. Après un début de match euphorique (15-4 à la 5e), les
Villeneuvoises perdirent soudain leur agressivité et Bourges en profita pour
revenir dans le match grâce aux paniers primés de Cathy Melain (19-18 à la 10e).
Par la suite, les Tango mirent la main sur le rebond, imposant leur loi dans la
peinture grâce notamment à Kireta. Ce fut suffisant pour virer assez nettement
en tête au repos: 28-36. La suite, on la connaît (voir notre édition de jeudi).
Il y eut d'abord une révolte des nordistes suite à la malencontreuse blessure
(coupure à l'intérieur de la bouche) de Géraldine Robert puis la période faste
d'Iveta Marcauskaite qui enquilla la bagatelle de 14 points en l'espace de six
minutes, profitant de l'apathie berruyère. Après un cinglant 13-0, Villeneuve
était repassé nettement devant : 54-47 à la 32e. Les Tango, notamment par Céline
Dumerc (16 points en deuxième période) eurent alors une réaction de championnes.
Bourges revint à moins deux (65-63) sur un missile à trois points de sa
capitaine à 1'27'' du buzzer. La fin de match fut épique avec une succession de
fautes et de lancers et, pour Abdou N'Diaye, des décisions arbitrales douteuses
qui ont fait basculer le match en faveur des Berruyères (voir ci-dessous).
Les bons choix berruyers
Maintenant, et au-delà des décisions arbitrales, les Villeneuvoises
peuvent aussi nourrir quelques regrets. Si elles n'avaient pas eu ce gros trou
de dix minutes juste avant la mi-temps, elles se seraient sans doute épargnées
une fin de match aussi épique et cruelle. Sûr que Villeneuve aurait pu gagner ce
match. Mais Bourges méritait-il pour autant le perdre ? Certainement pas. Tout
simplement parce que, quand elles ont pris leurs responsabilités dans le jeu,
quand elles ont réussi à chasser leurs doutes, les Berruyères étaient alors
vraiment supérieures à leurs adversaires. Tout simplement.
" On a eu une entame difficile " reconnaît ainsi Pierre Vincent. " Il nous a
fallu un peu de temps pour nous adapter aux incessants changements tactiques
proposés par les Nordistes, notamment à leur zone. "
Ce n'est, effectivement, que lors du deuxième quart temps (remporté 22-11)
que Bourges a enfin trouvé un peu de plénitude dans son jeu. En mettant
notamment la main sur le rebond et en se donnant ainsi davantage de munitions en
attaque, notamment au niveau des deuxièmes chances. " Jusque là, les paniers à
trois points de Cathy Melain nous avaient permis de rester au contact. Ensuite,
nous avons essayé de jouer sur nos points forts et en attaque. Et en attendant
le retour de Maltsi, ça passe forcément par l'intérieur " analyse le coach
berruyer. Le bon choix au demeurant. Exploitant au mieux les carences défensives
des Nordistes, les Berruyères cherchèrent et trouvèrent assez souvent Sonja
Kireta et Emmeline Ndongue sous le cercle. En inscrivant 19 points à elles deux
en première période, les deux grandes firent leur job, permettant à Bourges de
virer en tête au repos avec huit points d'avance (28-36).
Quand Caps prend ses responsabilités...
" C'est après que les choses se sont gâtées " admet le coach berruyer. "
Je ne sais pas pourquoi mais on s'est mis à douter, on a reculé et on n'a pas
pris nos responsabilités. Villeneuve n'attendait que ça pour revenir... " Aux
abonnées absentes, les Berruyères encaissèrent ainsi un cinglant 13 - 0 (54-47,
32e) " En fait, c'est Caps (pour Céline Dumerc, NDLR) qui nous a remis dans le
sens de la marche en se décidant enfin à prendre ses responsabilités" poursuit
le coach berruyer. La capitaine tango nous gratifia alors d'une sacrée fin de
match. Elle qui ne marqua que deux points en première mi-temps, elle se
multiplia alors aux quatre coins du parquet. Attaque du cercle, interception
avec panier plus faute, passes décisives, tout l'arsenal de la meneuse tango y
passa. Notamment une merveille de panier à trois points qui scotcha complètement
les Nordistes qui menaient alors 65-60 à 1'27'' du buzzer. A 65-63, le métier
des Berruyères fit le reste. " Avec les arbitres " clame Abdou N'Diaye qui a du
mal à rentrer sa colère....
" Ce match, on aurait très bien pu le perdre " admet d'ailleurs Pierre
Vincent. " Céline a été le déclencheur de notre réveil. C'est son rôle de
prendre ses responsabilités. C'est aussi celui de Cathy qui l'a très bien fait
en première période ; moins par la suite. La saison dernière, elles avaient
moins à le faire dans la mesure où, avec Laia et Anete, (mais aussi Bernie,
NDLR), on avait d'autres options offensives. Ce n'est plus le cas. Si on veut
aller de l'avant, il faut qu'on retienne la leçon... "
Une victoire obtenue dans la douleur donc, mais ô combien précieuse. Dans ce
match piège, les Tango ont eu l'immense mérite d'y croire jusqu'au bout et elles
ont été récompensées. Tout le contraire de ce qui s'était passé huit jours
auparavant à Montpellier où elles s'étaient inclinées pour deux petits points
après avoir souvent été pénalisées par un arbitrage pour le moins laxiste...
STATS Un " bug " informatique du logiciel servant à effectuer les
statistiques a empêché l'ESBVA de fournir la feuille de match à l'issue de la
rencontre. C'est la raison pour laquelle nous avons été dans l'impossibilité de
donner des stats complètes (fautes, rebonds, interceptions, passes décisives,
balles perdues...) dans notre édition de jeudi. On peut seulement préciser que
l'ESBVA a marqué 24 paniers sur 50 tirs dont 2 sur 8 à trois points et réussi 17
lancers sur 23 tentés. Pour Bourges : 28 paniers sur 64 tirs dont 5 sur 15 à
trois points et 8 sur 13 aux lancers.
(édition de Jeudi)
BASKET LFB (4e journée) : Les Tango se sont imposées sur le fils dans le
Nord, 67-69
Celle là, elle vient de très loin !
Les Berruyères ont soufflé le chaud et le froid hier soir à Villeneuve d'Ascq
où elles se sont imposées sur le fil après avoir été menée 65-60 à 1'27'' du
buzzer. Mais pour Bourges, seule la victoire est belle.
PAR CHRISTIAN RAGOT
Pas gâté par le calendrier, le Bourges Basket, en ce début de saison
puisque après un premier déplacement à Montpellier, l'équipe de Pierre Vincent
devait se colleter un autre candidat au top 4 dans sa salle, l'ESB Villeneuve d'Ascq.
Une équipe nordiste qui avoue viser ouvertement le podium et qui s'est
intelligemment renforcée à l'intersaison (Dieme, Drjlaca, Robert pour compenser
le départ de Emilie Gomis). Avec un minimum de retouches, Abdou N'Diaye a le
chance de pouvoir s'appuyer sur un collectif bien rôdé qui a déjà mis Mondeville
à la raison dans cette même salle du Palacium... Mais qui n'avait pu éviter la
défaite dans le chaudron de Mourenx samedi dernier. Aussi, les Nordistes
entendaient-elles profiter de la venue d'un champion de France qui se cherche
encore pour renouer avec la victoire et réaffirmer leurs ambitions.
Les Nordistes partent fort
On n'était donc pas vraiment surpris de voir nouvelles coéquipières de
Luba Drjlaca attaquer le match pied au plancher. Un deux points plus faute (de
Kireta) et Sacko donnait le ton. Avec un cinq où Pierre Vincent avait choisi de
placer Vicky Hall au poste 4 près de Kireta (Dumerc, Melain et Lepron assurant
les arrières), les Tango vacillaient souvent sur leurs bases. Villeneuve signait
un premier 6-0 (9-2 à la 3e) et Pierre Vincent grillait un premier temps mort.
Mais si Kireta, bien servie en dessous par Dumerc, ramenait à 9-4, la mainmise
sur le jeu restait nordiste. Géraldine Robert, très (trop ?) accrocheuse signait
un nouveau 6-0 (15 - 4) et Bourges, gêné par la zone nordiste, faisait le dos
rond. Le coach berruyer, en multipliant les rotations, allait cependant finir
par trouver des solutions. En insistant souvent en dessous pour Kireta et
Ndongue, en prenant les shoots extérieurs, notamment par Cathy Melain (3 sur 4
en première période), en mettant peu à peu la main sur le rebond, les Tango,
menées de 11 points (18-7 à la 6e minute) allaient revenir dans le match : 18-14
(7e) puis 19-18 à la fin du premier quart temps sur un rebond offensif arraché
très haut par Emmeline Ndongue.
Un point de retard seulement à l'attaque du deuxième quart, on respirait
beaucoup mieux sur le banc berruyer. D'autant que les Tango ne se posaient pas
de questions face aux nombreux schémas défensifs proposés par Abdou N'Diaye.
Mais Bourges vire en tête
Les Berruyères revenaient ainsi à hauteur sur un troisième panier primé
signé Cathy Melain (21-21). Une alternative extérieure payante au jeu le plus
souvent axé sur les grandes, Kireta et Ndongue qui avaient bien raison
d'insister quand ça ne voulait pas toujours rigoler... Et si, sur son premier
(et seul) panier, Vicky Hall permettait aux Tango de passer pour la première
fois devant (26-27 à la 16e), c'est Kireta, bien trouvée par Cathy Melain, qui
signait un panier plus faute (de Sacko). Bourges faisait ainsi un premier break
: 26-30, sanctionnant un 9-0 berruyer. Les deux grandes continuaient sur leur
lancée (19 points à elles deux en vingt minutes) et Bourges virait en tête au
repos avec huit points d'avance : 28-36.
Il y avait du mieux, certes, mais pas de quoi cependant s'endormir sur ses
lauriers. Huit points, en basket, c'est rien ! Et les Tango allaient rapidement
s'en rendre compte même si leur avance grimpait à plus dix (28-38) sur un caviar
de Caps pour Kireta.
En effet, la sortie de Géraldine Robert, touchée à la cheville, allait être
le signal de la révolte villeneuvoise. Une révolte emmenée par ... l'ex-Tango,
Iveta Marcauskaite (10 points dans le troisième quart). Plus Villeneuve mettait
du rythme et de la pression, plus le jeu berruyer, en proie au doute, se
liquéfiait. Et immanquablement, les Nordistes grignotaient leur retard : 36-40
puis 41-44 (26e). Un panier venu d'ailleurs signé Céline Dumerc donnait, un
instant, l'impression que Bourges pouvait repartir de l'avant (41-47). Il n'en
était rien. Au contraire, Villeneuve, par Iveta Marcauskaite et Sacko, signait
un 13-0 (54-47, 32e) qui ne présageait rien de bon pour les Berruyères. A trop
douter, à trop reculer, à ne pas oser notamment sur les shoots ouverts,
allaient-elles nous refaire le mauvais coup de Montpellier ? Sans doute
ont-elles dû y penser... Toujours est-il que les Tango se mirent à leur tour à
sortir les griffes à l'image d'une Cathy Melain impressionnante de générosité
face à des Nordistes pourtant bien décidées à ne rien lâcher. A l'image aussi de
Caps, sortant enfin de sa réserve.
Fin de match épique
Chaque balle était de plus en plus disputée et les contacts chauds. Mais
Bourges relevait peu à peu la tête. A 1'50'' du buzzer sur un ballon ressorti
par Kireta, Cathy ramenait à moins trois (63-60). Villeneuve en remettait
pourtant une couche par Sacko (65-60) mais Céline Dumerc, telle une diablesse
sortie de sa boîte, prenait enfin ses responsabilités, celles que Laia ou Anete
prenaient la saison dernière, pour allumer à trois points. Bingo ! 65-63 et
1'12''. Cela allait se jouer à la peur de... gagner, ou de perdre, c'est selon.
Et c'est là que le métier des Tango, davantage habituées à gérer ce genre de
situation, allait payer. Une interception supersonique de Dumerc donnait ainsi
l'avantage à Bourges (deux points plus lancer pour une faute de Wambe) : 66-68 à
27 secondes du buzzer. Sacko ratait à trois points et Abdou prenait un temps
mort. Faute de Luba Drjlaca sur Dumerc qui passait un lancer : 66-69 et 15
secondes à jouer. Faute de Caps sur Wambe qui ne mettait qu'un lancer : 67-69 et
11''. Sur le deuxième lancer, Villeneuve récupèrait le ballon mais, au grand dam
du public et d'Abdou, les arbitres sifflaient faute offensive contre les
Nordistes.... Admettons. Remise en jeu berruyère donc et faute de Marcauskaite
sur Ndongue qui ne rentrait rien. Il restait trois ou quatre secondes. Sacko
jouait son va-tout mais ratait le cercle. Abdou explosait de colère alors que
les Tango avaient le triomphe modeste, consciente que cette victoire, elle était
venue de très loin. Une victoire ô combien précieuse dans la salle d'un rival
direct pour le top 4 et surtout essentielle pour continuer à reconstruire.
ESB VILLENEUVE D'ASCQ - BOURGES BASKET : 67 - 69
Villeneuve d'Ascq. Salle du Palacium. Bourges bat Villeneuve d'Ascq :
69 - 67 (19-18, 9 - 18, 22-11, 17-22). 1.000 spectateurs environ.
Pour Villeneuve d'Ascq : Bintou Dieme 3 points, Bénédicte Fombonne 3, Iveta
Marcauskaite 19, Tatum Brown 0, Géraldine Robert 12, Kathy Wambe 8, Fatimatou
Sacko 15, Ljubica Drljaca 7
Pour Bourges : Cathy Melain 17, Endene Miyem 2, Vicky Hall 2, Céline
Dumerc 18, Carine Paul 0, Sonja Kireta18, Florence Lepron 4, Emmeline Ndongue 8.
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