Bourges Basket : presse, le Berry Républicain
02/11/2006

 
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EUROLIGUE FÉMININE 1ère journée: Les Tango très convaincantes, s'imposent à Salamanque, 74-58


Une entrée en matière parfaitement réussie

Le Bourges Basket ne pouvait réussir plus belle entrée en matière sur la scène européenne qu'en l'emportant à Salamanque, de très belle manière et avec une adresse retrouvée.

PAR CHRISTIAN RAGOT (ENVOYE SPECIAL)

Les Tango ont signé hier soir, dans la magnifique ambiance de la salle Wurzburg de Salamanque, leur prestation la plus convaincante de la saison. La première mi-temps notamment fut de haute volée et au repos, le break était déjà presque fait (29-45). Presque car les Espagnoles eurent une superbe réaction à la reprise, revenant à six points (39-45, 25e). Mais grisées par le parfum de la Coupe d'Europe, les Tango finirent par dicter leur loi à une équipe qui en fera souffrir d'autres dans sa salle. Surtout si elle est régulièrement poussée par un public aussi exceptionnel, comme on n'en a rarement vu en Euroligue. Même si l'écart (16 points) est conséquent, Bourges a vraiment dû s'employer et sa victoire n'en prend que plus de relief.

Une entame parfaite
Face à une équipe de Salamanque survoltée - mais qui avait peut-être aussi un peu trop de pression - pour ses grands débuts en Euroligue, les Tango savaient pertinemment que leur entame de match pouvait s'avérer capitale pour la suite de la rencontre. Concentrées,  appliquées, solidaires, terriblement efficaces et bien organisées en défense, même s'il y eut encore quelques petits oublis, les  Berruyères ne laissèrent pas respirer les shooteuses adverses. De toute façon, en Euroligue, on sait très bien que sans une grosse défense, il n'y a point de salut ! Et les Tango n'ont fait, en la circonstance, qu'appliquer les consignes de leur coach à la lettre. Le résultat ne s'est pas fait attendre. Salamanque n'a réussi à mener qu'une fois au score dans ce match : 4-2 à la 2e minute. Après, ce fut une démonstration  berruyère.
Flo Lepron qui passait à Kireta dans la peinture pour l'égalisation à 4-4 puis Cathy Melain et Vicky Hall qui se jouaient de la défense locale pour allumer à trois points et le break était déjà fait. L'Américaine de Bourges, à la force de frappe chirurgicale en première période (6 sur 7 aux tirs) en remettait une couche, signant un 10-0 tango qui envoyait Salamanque dans les cordes.
Une entame parfaite, avec une belle alternance de jeu intérieur et extérieur. Dominatrices aux rebonds et gavées de bons ballons, n'hésitant pas à prendre leurs responsabilité en attaque, les Tango se montraient du coup en réussite. Le premier quart temps était sanctionné par un 12-21 de très bon augure. A cet instant, la question était de savoir si Caps et ses copines allaient pouvoir tenir longtemps sur ce rythme à sept joueuses seulement puisque Carine Paul était out (malade). La réponse ne tarda pas. Avec une Endy Miyem qui se lança dans son premier match de Coupe d'Europe sans le moindre complexe ; une Vicky Hall qui dégainait à la vitesse de l'éclair (voir ci-dessous), un tandem Ndongue - Kireta dominateur dans la peinture, une Cathy Melain étouffant littéralement Nicole Powell (2 points seulement en première période), considérée pourtant comme l'atout offensif numéro de Salamanque, une Céline Dumerc et une Flo Lepron ne lâchant jamais rien, Bourges enfonça même encore un peu plus le clou lors du deuxième quart temps pour arriver au repos avec une belle avance de 17 points (29-46) sur un panier primé signé Caps, juste sur le buzzer. Du joli travail ; vraiment !

Juste un trou de cinq minutes
On pensait alors qu'il n'y aurait plus qu'à gérer cette avance. Seulement, à la reprise, les Espagnoles changèrent subitement de tempo. Poussées par un public déchaîné et chaud comme la braise (tout en restant superbement sportif), elles jetèrent toutes leurs forces dans l'arène. Défendant beaucoup plus haut, de manière plus agressive aussi, elles réussirent ainsi à déstabiliser une équipe berrichonne qui mit cinq bonnes minutes pour refaire surface. Salamanque signa ainsi un cinglant 10-0 qui le ramena à six points : 39-45 (25e). Il fallut attendre très exactement 4'42'' (une éternité) pour que Bourges retrouve enfin le chemin du panier adverse sur un rebond offensif plus faute de Sonja Kireta (39-48). La réaction berruyère était amorcée. Pierre Vincent relança alors Vicky Hall pour un coaching gagnant puisque l'Américaine signait cinq points consécutivement : 41-55. L'avance berruyère grimpait même à + 19 sur un trois points de Caps (41-60). Cette fois, c'était plié.
Dans le dernier quart temps, Bourges montra son aptitude à gérer ce genre de match, bien aidé il est vrai par l'adresse à trois points de Cathy Melain (4 sur 6). Les Espagnoles eurent alors l'immense mérite de ne jamais baisser les bras et en furent chichement récompensées en s'adjugeant le dernier quart temps, 15-14. Petite consolation pour une formation qui découvrait,  hier soir, le haut niveau européen et qui, tout en développant un basket attrayant et varié, a pu mesurer le chemin la séparant d'une équipe berruyère rompue à ce genre de joutes. Une équipe berruyère dont la réaction du milieu de troisième quart temps ne peut qu'être celle de grandes compétitrices, impressionnant d'ailleurs au plus haut point le coach espagnol. Allez, pour consolider cette belle entrée en matière, il faut maintenant franchir quelques marches de plus, pour affronter au Prado, mercredi prochain, une formation hongroise de Pécs forcément plus coriace et plus rouée.

 

 
Avec les entraîneurs

Le coup de reins assassin des Tango

Salamanque, son formidable public et son coach, Jose Ignacio Hernandez, découvraient hier soir l'Euroligue, et en ont senti toute l'exigence. L'épreuve européenne reine ne supporte pas la moindre faute de concentration, la moindre approximation. Et pour expliquer le revers salmantin, il y a certes la très belle performance des Tango, mais aussi le manque d'expérience local, qui s'est payé au prix fort lors des moments clés: durant toute la première mi-temps, et dans le troisième quart, quand les Espagnoles revinrent à six longueurs (39-45, 24e), mais sans pouvoir ensuite planter les banderilles fatales. Et Bourges s'envola de nouveau, pour le compte.
"On a vécu une entame européenne très difficile, reconnaissait sans peine le coach espagnol. Et franchement, je ne m'attendais pas à un Bourges de ce niveau." Peut-être pensait-il qu'à ce stade de la saison, l'équipe tango était meilleure à prendre; mais quand on commence par y mettre l'adresse, et qu'on y place ensuite toute sa solidité, c'est bien difficile pour l'adversaire, même avec le soutien de son public.
"On est revenu tout près, rappela Hernandez. Mais à cet instant, Bourges a su remettre le coup de collier nécessaire, en ayant une réaction de grand champion." Il n'avait pas grand-chose, pourtant, à reprocher à ses joueuses, sauf peut-être à Nicole Powell. "J'ai été déçue de sa performance..." C'était oublier que l'Américaine a croisé plus souvent qu'à son tour la route de Cathy Melain... "Sinon, je pense qu'on a joué notre basket, même si notre défense n'a sans doute pas été assez agressive et si nous avons eu trop de pertes de balle."
Côté berruyer, Pierre Vincent, malgré ce succès probant acquis dans une salle où tout le monde ne viendra sans doute pas s'imposer, affichait quelques motifs d'insatisfaction. Certes, il avait apprécié une belle première mi-temps, marquée par une réussite aux tirs qui jusqu'à présent fuyait les Berruyères. "Le basket, c'est quand même un jeu d'adresse, et quand on rentre les tirs, tout est forcément plus facile." Le coach berruyer se réjouissait en tout premier lieu de la performance de Vicky Hall, bien malheureuse dans les matches précédents (voir ci contre). "Jusque-là, elle peinait à trouver sa place, elle se mettait beaucoup de pression. Alors, ça fait du bien de la voir comme ça."
Et d'enchaîner avec les bémols de la soirée. "Les quelques erreurs défensives grossières, inacceptables, de la première mi-temps: c'est de la déconcentration, et si ça ne se voit pas parce qu'on est loin devant, ça m'irrite beaucoup. Je ne veux pas qu'on laisse de panier facile!" L'autre point noir, enfin négatif, ce fut le retour sur le parquet des Berruyères, et les cinq premières minutes du troisième quart: "Dans le vestiaire, j'ai dit qu'on n'était pas à Bourges; que le public allait pousser, communiquer sa force, son enthousiasme; qu'il ne fallait pas les laisser revenir. Je le dis, mais ça ne suffit pas! On se retrouve en difficulté, et on manque alors de lucidité. On se retrouve mentalement sur les talons. En plus, j'avais parlé de ça avec l'équipe deux jours auparavant. Il faut savoir gérer ses temps forts, mais aussi et surtout ses points faibles. Il faut savoir laisser passer l'orage, faire tourner le ballon, jouer juste, ne pas s'affoler..."
Il a fallu cinq minutes aux Tango pour revenir sur les bons rails. Et pour décrocher un premier succès européen aussi convaincant, globalement, que précieux. Bonne soirée, finalement, non?

HERVE LE FELLIC
 

 
ECLAIRAGE Une joueuse dans le match

Vicky Hall, l'omniprésente...

On attendait de Vicky Hall, grande joueuse et ex-championne du monde, qu'elle montre enfin en compétition, sous le maillot tango, son vrai visage; l'étendue de sa classe, de son talent; son sens du jeu et, surtout, l'efficacité de son shoot, superbe, mais jusqu'à présent trop peu productif. A son goût avant tout. Son coach, Pierre Vincent, évoquait le fait que l'Américaine se mette une trop grande pression, soit trop exigeante avec elle-même. Tout en soulignant qu'en l'absence d'Evina Maltsi, la tâche de Vicky était compliquée par la nécessité de la faire évoluer aussi bien à l'aile qu'au poste quatre, plus près du cercle. Dans son jardin.
Hier soir, au sortir d'une performance magnifique, Vicky revenait d'ailleurs sur ce point particulier. "Vraiment, ce n'est pas facile pour moi de changer ainsi de position. Tout est modifié, les repères, les positions de shoot, le placement. Je ne m'en cache pas, je préfère le poste quatre. Bon, on n'a pas le choix en ce moment, alors je me sacrifie (rire)."

Présente le jour J...
Un sacrifice comme celui d'hier soir, on en veut bien tous les jours! Comme par hasard (mais ça n'en est pas un), Vicky est apparue en pleine lumière, a retrouvé ses énormes moyens pile au jour J: en Euroligue (qu'elle avait déjà disputée avec le Sporting Athènes, contrairement à ce que nous écrivions dans une édition précédente, mille excuses NDLR), pour ce premier match forcément crucial et qui peut conditionner bien des choses, pour le Bourges Basket. Une attitude, une aptitude aussi, de grande championne, tout bonnement.
La première mi-temps? Si l'adresse fut cette fois une arme impitoyable pour Bourges, l'Américaine n'y fut pas pour rien: 13 points, 5 sur 6 à deux points, son seul trois points tenté qui fait mouche, le tout en un peu moins de quinze minutes. Et au final? Dix-neuf points (meilleure marqueuse de la rencontre), un 7 sur 9 à deux points qui en dit long sur la justesse de sa sélection de shoots. Vous ajoutez à cela une présence de tous les instants, et vous avez Vicky Hall. La vraie.
Et pourtant, une fois encore, elle fut mise à toutes les sauces tactiques. A son fétiche poste quatre d'entrée de match, elle ouvrit le score et plaça le Bourges Basket sur les meilleurs rails. Elle planta son trois points à la 5e minute (4-10), et put enfin souffler deux minutes plus tard, une toujours convaincante Endy Miyem prenant sa place. On retrouva Vicky sur le dernier panier tango du premier quart, on apprécia deux de ses shoots pour un +16 berruyer dans le deuxième. Dans le troisième, Pierre Vincent l'appela sur le parquet à la 26e minute, mais à l'aile, Emmeline Ndongue et Sonja Kireta se chargeant de la peinture. Un shoot extérieur, une superbe conclusion de jeu rapide, deux lancers arrachés, et Salamanque était reparti dans les cordes.
"On a décroché une victoire très importante, surtout à l'extérieur", estima sereinement Vicky Hall. Qui, comme toutes les Berruyères, a apprécié d'évoluer dans cette superbe ambiance qui règne dans la salle de Salamanque, pleine de soutien pour les siennes et de respect pour l'adversaire. "Oui, j'adore ces atmosphères. C'est quand même mieux que de jouer dans un gymnase vide, non ?"
Elle a aimé aussi la prestation du Bourges Basket. "C'est difficile de dire actuellement à quel niveau on se situe. On n'a pas encore rencontré les grosses pointures européennes, ou des équipes comme Valenciennes. Je pense qu'on a encore beaucoup à travailler, aussi bien défensivement qu'offensivement. On commence à se trouver, à former un groupe. On progresse à chaque match. Pour mon compte personnel, je travaille autant que je peux. Je dois m'améliorer chaque jour, comprendre toutes les situations de jeu."
Sacrée et exemplaire professionnelle, qui n'attend qu'une chose: le retour de la shooteuse grecque du Bourges Basket, pour retrouver la place qui a sa préférence. Il n'y en a que pour quelques semaines, et en attendant, on a vu la vraie Vicky Hall.

HERVE LE FELLIC ENVOYE SPECIAL


 
 
BASKET Euroligue féminine : après la victoire du Bourges Basket à Salamanque (74-58)

Une première référence de choix

Pour son entrée dans l'Euroligue, le Bourges Basket a signé son meilleur match de la saison. En alliant grosse défense, justesse offensive, maîtrise presque totale des événements. Une belle base de travail.

PAR HERVE LE FELLIC ENVOYE SPECIAL

"On n'a pas raté un tir de la première période, alors, forcément, ça aide." Flo Lepron exagérait un poil, mais résumait bien le sentiment général des Berruyères, à la 20e minute de leur premier match européen, mercredi soir à Salamanque. Avec 19 sur 33 au tir, on n'était quand même pas loin, question attaque et adresse, de la perfection. D'autant que tous les shoots, ou presque, furent alors pris avec la meilleure construction possible. Et c'est un des signes évidents des progrès effectués par les filles de Pierre Vincent, en quelques semaines seulement de compétition et d'entraînement en commun. Ou presque, puisque manque toujours Evina Maltsi.
Car jusqu'à présent, on avait plutôt vu un Bourges Basket en recherche de réussite, notamment à trois points. Mercredi soir, dans les vingt premières minutes, il y eut à 6,25 m et plus quatre essais, pour autant de réussites. Pas étonnant, dans ces conditions, que Bourges ait rapidement, puis largement fait la course en tête (22-40 à la 16e minute).

En progrès en attaque, solide en défense
Pierre Vincent avait beaucoup insisté, aux entraînements, sur l'attaque, et comme il l'a souligné à plusieurs reprises, son équipe apprend vite. Certes, il y eut bien ce trou de cinq minutes, les premières du troisième quart. Là, le Bourges Basket retomba un peu dans ses travers, perdant le fil et quelques ballons au passage (2 pertes de balle en 1re mi-temps, 5 en 2e). Donnant des munitions aux Espagnoles, qui ne se firent pas faute d'en profiter pour revenir à six petites longueurs.
Mais c'est là qu'apparurent deux autres vertus que possède déjà la troupe tango. La défense, en tout premier lieu. Si Bourges fut offensivement euphorique en première mi-temps, il fut aussi intraitable en défense, ne laissant que 29 points et un 12 sur 32 au tir aux Espagnoles. Et quand l'adresse se fit moindre (difficile de la garder constante sur quarante minutes), c'est bien l'arrière-garde qui assura aux Tango de conserver la maîtrise des événements. Salamanque, dans les vingt dernières minutes, ne marqua que 27 points (11 sur 28 au tir), tout comme Bourges (11 sur 27). Et au total, la troupe de Jose Ignacio Hernandez se retrouva scotchée à 58 unités, elle qui sur les cinq premières journées de son championnat domestique présentait une addition moyenne de 76 points à l'adversité. Près de vingt points de moins dans l'escarcelle, même pas une soixantaine à son propre compteur : bien délicat de s'imposer dans ces conditions en Euroligue, le novice salmantin l'a appris.
L'autre vertu tango, ce fut la capacité de réaction, justement après ces cinq minutes délicates du retour des vestiaires. Céline Dumerc et les siennes surent trouver le moyen de faire bloc, de revenir à l'essentiel, de se recentrer sur les formes de jeu qu'elles possèdent le mieux, en ce moment. Et sur l'expérience de quelques-unes.
Alors oui, on peut parler d'un premier match référence, pour la troupe de Pierre Vincent. "C'est une victoire importante, souligna Flo Lepron. Mais il reste aussi beaucoup à faire..." A l'évidence.
On en saura un peu plus sur les possibilités tango dans la semaine à venir : un déplacement à Mondeville dimanche, la réception des Hongroises de Pécs mercredi prochain, voilà deux nouveaux tests d'importance et qui seront forcément riches d'enseignements. On a hâte, aussi, de voir revenir miss Maltsi sur les parquets. Parce que forcément, ses qualités de shooteuse tout comme le temps de jeu qu'elle assurera seront un gros plus.
 



Le jeu et les joueuses côté Bourges basket

Céline l'énergie, Cathy le ciment, Vicky la classe...

Le Bourges Basket a réalisé sa meilleure prestation de la saison, mercredi à Salamanque, en s'appuyant sur des vertus collectives retrouvées, notamment en défense. Laisser la formation  ibérique à 58 points dans sa salle, elle qui tournait à 76 points de moyenne jusqu'ici est une réelle performance. Et quand l'assise défensive est bonne, que l'on domine le rebond, forcément, ça devient plus facile en attaque. Il ne faut pas chercher ailleurs, sinon dans le travail et le talent de ses individualités, le regain d'adresse manifesté par les Tango en Espagne où les sept joueuses utilisées par Pierre Vincent ont toutes, peu ou prou, alimenté la marque.
Céline DUMERC : (15 points à 6 sur 13 dont 2 sur 4 à trois points, 1 sur 2 aux lancers, 6 rebonds, 6 passes décisives, 3 interceptions). La capitaine tango a imposé un rythme soutenu à son équipe. Intraitable en défense, avec beaucoup de présence dans le jeu, Caps a également pris ses responsabilités en attaque, notamment en deuxième période (9 points) quand le BB était un peu moins bien.
Flo LEPRON : (6 points à 3/7, 3 rebonds, 4 passes). Lancée dès le coup d'envoi, Flo a apporté une belle énergie à l' uvre collective de la défense mais pas uniquement. Elle a aussi été un bon relais de Céline Dumerc à la mène et marqué trois paniers importants en première période à mi-distance ou en attaquant le cercle. Un peu plus en difficulté après le repos.
Cathy MELAIN : (12 points à 4 sur 16 dont 4 sur 6 à trois points, 0 sur 2 aux lancers, 6 rebonds, 6 passes, 1 interception). Le ciment de l'équipe berruyère dont on mesure mieux encore l'importance quand elle prend quelques minutes pour souffler sur le banc. Elle a étouffé l'Américaine Powell (2 points seulement en première mi-temps), l'arme offensive numéro un de Salamanque ; a récupéré un maximum de ballons et mis la pression en attaque, connaissant une belle réussite à trois points (4/6). Son intelligence, son expérience et son abnégation sont indispensables au Bourges basket. Dommage ce ... 0/10 à 2 points sur des tentatives souvent forcées en fin de possession.
Vicky HALL : (19 points à 8 sur 10, 1 rebond, 1 passe, 2 interceptions). On a enfin vu la vraie Vicky Hall, la joueuse de niveau international. Réussite superbe en attaque grâce à une mécanique de shoot parfaite, belle présence en  défense, intelligence de jeu, sens du sacrifice et meilleure marqueuse du match ; tout cela en alternant poste 4 et poste 3, ce qu'elle n'apprécie pas du tout ...
Sonja KIRETA : (11 points à 4/7, 9 rebonds). La Croate se trouve - et on la trouve - de mieux en mieux dans cette équipe. Une belle présence des deux côtés du terrain, une adresse très correcte, des ballons ressortis proprement qui lui ont permis de friser le double double. Et elle fera encore beaucoup mieux dans quelques semaines.
Endy MIYEM : (6 points à 3 sur 3, 1 rebond, 1 contre). Un  culot monstre pour cette joueuse de 18 ans qui découvrait l'Euroligue. Respectueuse des consignes, toujours tournée vers le panier adverse, elle ose (3/3 aux tirs) et ne se laisse pas impressionner. Endy est déjà beaucoup mieux qu'une espoir...
Emmeline NDONGUE : (5 points à 2/4, 1 sur 2 aux lancers, 10 rebonds, 3 passes, 2 interceptions). Après le contre-coup du Mondial, Emmeline revient peu à peu à son meilleur niveau. Ses grands bras ont fait une belle moisson de ballons dans la peinture. Son intelligence dans le placement a été un atout dans le jeu berruyer où elle peut à la fois jouer avec ou suppléer Kireta au poste 5. Il lui faudrait maintenant oser un peu plus en attaque.
Carine PAUL : Malade, Carine n'est pas entrée en jeu. Se plaignant de fortes douleurs au ventre, Carine a passé quelques heures à l'hôpital de Salamanque où elle avait été conduite par Jérôme Baicry après le match pour y subir divers examens. Elle consultera aujourd'hui le Dr Dessus.

CHRISTIAN RAGOT, ENVOYÉ SPÉCIAL