EUROLIGUE FÉMININE 1ère journée: Les Tango très convaincantes, s'imposent à
Salamanque, 74-58
Une entrée en matière parfaitement réussie
Le Bourges Basket ne pouvait réussir plus belle entrée en
matière sur la scène européenne qu'en l'emportant à Salamanque, de très belle
manière et avec une adresse retrouvée.
PAR CHRISTIAN RAGOT (ENVOYE SPECIAL)
Les Tango ont signé hier soir, dans la magnifique ambiance de la salle Wurzburg de Salamanque, leur prestation la plus convaincante de la saison. La
première mi-temps notamment fut de haute volée et au repos, le break était
déjà presque fait (29-45). Presque car les Espagnoles eurent une superbe
réaction à la reprise, revenant à six points (39-45, 25e). Mais grisées par le
parfum de la Coupe d'Europe, les Tango finirent par dicter leur loi à une
équipe qui en fera souffrir d'autres dans sa salle. Surtout si elle est
régulièrement poussée par un public aussi exceptionnel, comme on n'en a
rarement vu en Euroligue. Même si l'écart (16 points) est conséquent, Bourges
a vraiment dû s'employer et sa victoire n'en prend que plus de relief.
Une entame parfaite
Face à une équipe de Salamanque survoltée - mais qui avait peut-être aussi un
peu trop de pression - pour ses grands débuts en Euroligue, les Tango savaient
pertinemment que leur entame de match pouvait s'avérer capitale pour la suite
de la rencontre. Concentrées, appliquées, solidaires, terriblement efficaces
et bien organisées en défense, même s'il y eut encore quelques petits oublis,
les Berruyères ne laissèrent pas respirer les shooteuses adverses. De toute
façon, en Euroligue, on sait très bien que sans une grosse défense, il n'y a
point de salut ! Et les Tango n'ont fait, en la circonstance, qu'appliquer les
consignes de leur coach à la lettre. Le résultat ne s'est pas fait attendre.
Salamanque n'a réussi à mener qu'une fois au score dans ce match : 4-2 à la 2e
minute. Après, ce fut une démonstration berruyère.
Flo Lepron qui passait à Kireta dans la peinture pour l'égalisation à 4-4 puis
Cathy Melain et Vicky Hall qui se jouaient de la défense locale pour allumer à
trois points et le break était déjà fait. L'Américaine de Bourges, à la force
de frappe chirurgicale en première période (6 sur 7 aux tirs) en remettait une
couche, signant un 10-0 tango qui envoyait Salamanque dans les cordes.
Une entame parfaite, avec une belle alternance de jeu intérieur et extérieur.
Dominatrices aux rebonds et gavées de bons ballons, n'hésitant pas à prendre
leurs responsabilité en attaque, les Tango se montraient du coup en réussite.
Le premier quart temps était sanctionné par un 12-21 de très bon augure. A cet
instant, la question était de savoir si Caps et ses copines allaient pouvoir
tenir longtemps sur ce rythme à sept joueuses seulement puisque Carine Paul
était out (malade). La réponse ne tarda pas. Avec une Endy Miyem qui se lança
dans son premier match de Coupe d'Europe sans le moindre complexe ; une Vicky
Hall qui dégainait à la vitesse de l'éclair (voir ci-dessous), un tandem
Ndongue - Kireta dominateur dans la peinture, une Cathy Melain étouffant
littéralement Nicole Powell (2 points seulement en première période),
considérée pourtant comme l'atout offensif numéro de Salamanque, une Céline
Dumerc et une Flo Lepron ne lâchant jamais rien, Bourges enfonça même encore
un peu plus le clou lors du deuxième quart temps pour arriver au repos avec
une belle avance de 17 points (29-46) sur un panier primé signé Caps, juste
sur le buzzer. Du joli travail ; vraiment !
Juste un trou de cinq minutes
On pensait alors qu'il n'y aurait plus qu'à gérer cette avance. Seulement, à
la reprise, les Espagnoles changèrent subitement de tempo. Poussées par un
public déchaîné et chaud comme la braise (tout en restant superbement
sportif), elles jetèrent toutes leurs forces dans l'arène. Défendant beaucoup
plus haut, de manière plus agressive aussi, elles réussirent ainsi à
déstabiliser une équipe berrichonne qui mit cinq bonnes minutes pour refaire
surface. Salamanque signa ainsi un cinglant 10-0 qui le ramena à six points :
39-45 (25e). Il fallut attendre très exactement 4'42'' (une éternité) pour que
Bourges retrouve enfin le chemin du panier adverse sur un rebond offensif plus
faute de Sonja Kireta (39-48). La réaction berruyère était amorcée. Pierre
Vincent relança alors Vicky Hall pour un coaching gagnant puisque l'Américaine
signait cinq points consécutivement : 41-55. L'avance berruyère grimpait même
à + 19 sur un trois points de Caps (41-60). Cette fois, c'était plié.
Dans le dernier quart temps, Bourges montra son aptitude à gérer ce genre de
match, bien aidé il est vrai par l'adresse à trois points de Cathy Melain (4
sur 6). Les Espagnoles eurent alors l'immense mérite de ne jamais baisser les
bras et en furent chichement récompensées en s'adjugeant le dernier quart
temps, 15-14. Petite consolation pour une formation qui découvrait, hier
soir, le haut niveau européen et qui, tout en développant un basket attrayant
et varié, a pu mesurer le chemin la séparant d'une équipe berruyère rompue à
ce genre de joutes. Une équipe berruyère dont la réaction du milieu de
troisième quart temps ne peut qu'être celle de grandes compétitrices,
impressionnant d'ailleurs au plus haut point le coach espagnol. Allez, pour
consolider cette belle entrée en matière, il faut maintenant franchir quelques
marches de plus, pour affronter au Prado, mercredi prochain, une formation
hongroise de Pécs forcément plus coriace et plus rouée.
Avec les entraîneurs
Le coup de reins assassin des Tango
Salamanque, son formidable public et son coach, Jose Ignacio Hernandez,
découvraient hier soir l'Euroligue, et en ont senti toute l'exigence.
L'épreuve européenne reine ne supporte pas la moindre faute de concentration,
la moindre approximation. Et pour expliquer le revers salmantin, il y a certes
la très belle performance des Tango, mais aussi le manque d'expérience local,
qui s'est payé au prix fort lors des moments clés: durant toute la première
mi-temps, et dans le troisième quart, quand les Espagnoles revinrent à six
longueurs (39-45, 24e), mais sans pouvoir ensuite planter les banderilles
fatales. Et Bourges s'envola de nouveau, pour le compte.
"On a vécu une entame européenne très difficile, reconnaissait sans peine le
coach espagnol. Et franchement, je ne m'attendais pas à un Bourges de ce
niveau." Peut-être pensait-il qu'à ce stade de la saison, l'équipe tango était
meilleure à prendre; mais quand on commence par y mettre l'adresse, et qu'on y
place ensuite toute sa solidité, c'est bien difficile pour l'adversaire, même
avec le soutien de son public.
"On est revenu tout près, rappela Hernandez. Mais à cet instant, Bourges a su
remettre le coup de collier nécessaire, en ayant une réaction de grand
champion." Il n'avait pas grand-chose, pourtant, à reprocher à ses joueuses,
sauf peut-être à Nicole Powell. "J'ai été déçue de sa performance..." C'était
oublier que l'Américaine a croisé plus souvent qu'à son tour la route de Cathy Melain...
"Sinon, je pense qu'on a joué notre basket, même si notre défense n'a sans
doute pas été assez agressive et si nous avons eu trop de pertes de balle."
Côté berruyer, Pierre Vincent, malgré ce succès probant acquis dans une salle
où tout le monde ne viendra sans doute pas s'imposer, affichait quelques
motifs d'insatisfaction. Certes, il avait apprécié une belle première
mi-temps, marquée par une réussite aux tirs qui jusqu'à présent fuyait les
Berruyères. "Le basket, c'est quand même un jeu d'adresse, et quand on rentre
les tirs, tout est forcément plus facile." Le coach berruyer se réjouissait en
tout premier lieu de la performance de Vicky Hall, bien malheureuse dans les
matches précédents (voir ci contre). "Jusque-là, elle peinait à trouver sa
place, elle se mettait beaucoup de pression. Alors, ça fait du bien de la voir
comme ça."
Et d'enchaîner avec les bémols de la soirée. "Les quelques erreurs défensives
grossières, inacceptables, de la première mi-temps: c'est de la
déconcentration, et si ça ne se voit pas parce qu'on est loin devant, ça
m'irrite beaucoup. Je ne veux pas qu'on laisse de panier facile!" L'autre
point noir, enfin négatif, ce fut le retour sur le parquet des Berruyères, et
les cinq premières minutes du troisième quart: "Dans le vestiaire, j'ai dit
qu'on n'était pas à Bourges; que le public allait pousser, communiquer sa
force, son enthousiasme; qu'il ne fallait pas les laisser revenir. Je le dis,
mais ça ne suffit pas! On se retrouve en difficulté, et on manque alors de
lucidité. On se retrouve mentalement sur les talons. En plus, j'avais parlé de
ça avec l'équipe deux jours auparavant. Il faut savoir gérer ses temps forts,
mais aussi et surtout ses points faibles. Il faut savoir laisser passer
l'orage, faire tourner le ballon, jouer juste, ne pas s'affoler..."
Il a fallu cinq minutes aux Tango pour revenir sur les bons rails. Et pour
décrocher un premier succès européen aussi convaincant, globalement, que
précieux. Bonne soirée, finalement, non?
HERVE LE FELLIC
ECLAIRAGE Une joueuse dans le match
Vicky Hall, l'omniprésente...
On attendait de Vicky Hall, grande joueuse et ex-championne du monde, qu'elle
montre enfin en compétition, sous le maillot tango, son vrai visage; l'étendue
de sa classe, de son talent; son sens du jeu et, surtout, l'efficacité de son
shoot, superbe, mais jusqu'à présent trop peu productif. A son goût avant
tout. Son coach, Pierre Vincent, évoquait le fait que l'Américaine se mette
une trop grande pression, soit trop exigeante avec elle-même. Tout en
soulignant qu'en l'absence d'Evina Maltsi, la tâche de
Vicky était compliquée par la nécessité de la faire évoluer aussi bien à
l'aile qu'au poste quatre, plus près du cercle. Dans son jardin.
Hier soir, au sortir d'une performance magnifique, Vicky revenait d'ailleurs
sur ce point particulier. "Vraiment, ce n'est pas facile pour moi de changer
ainsi de position. Tout est modifié, les repères, les positions de shoot, le
placement. Je ne m'en cache pas, je préfère le poste quatre. Bon, on n'a pas
le choix en ce moment, alors je me sacrifie (rire)."
Présente le jour J...
Un sacrifice comme celui d'hier soir, on en veut bien tous les jours! Comme
par hasard (mais ça n'en est pas un), Vicky est apparue en pleine lumière, a
retrouvé ses énormes moyens pile au jour J: en Euroligue (qu'elle avait déjà
disputée avec le Sporting Athènes, contrairement à ce que nous écrivions dans
une édition précédente, mille excuses NDLR), pour ce premier match forcément
crucial et qui peut conditionner bien des choses, pour le Bourges Basket. Une
attitude, une aptitude aussi, de grande championne, tout bonnement.
La première mi-temps? Si l'adresse fut cette fois une arme impitoyable pour
Bourges, l'Américaine n'y fut pas pour rien: 13 points, 5 sur 6 à deux points,
son seul trois points tenté qui fait mouche, le tout en un peu moins de quinze
minutes. Et au final? Dix-neuf points (meilleure marqueuse de la rencontre),
un 7 sur 9 à deux points qui en dit long sur la justesse de sa sélection de
shoots. Vous ajoutez à cela une présence de tous les instants, et vous avez
Vicky Hall. La vraie.
Et pourtant, une fois encore, elle fut mise à toutes les sauces tactiques. A
son fétiche poste quatre d'entrée de match, elle ouvrit le score et plaça le
Bourges Basket sur les meilleurs rails. Elle planta son trois points à la 5e
minute (4-10), et put enfin souffler deux minutes plus tard, une toujours
convaincante Endy Miyem prenant sa place. On retrouva Vicky sur le dernier
panier tango du premier quart, on apprécia deux de ses shoots pour un +16
berruyer dans le deuxième. Dans le troisième, Pierre Vincent l'appela sur le
parquet à la 26e minute, mais à l'aile, Emmeline Ndongue et Sonja Kireta se
chargeant de la peinture. Un shoot extérieur, une superbe conclusion de jeu
rapide, deux lancers arrachés, et Salamanque était reparti dans les cordes.
"On a décroché une victoire très importante, surtout à l'extérieur", estima
sereinement Vicky Hall. Qui, comme toutes les Berruyères, a apprécié d'évoluer
dans cette superbe ambiance qui règne dans la salle de Salamanque, pleine de
soutien pour les siennes et de respect pour l'adversaire. "Oui, j'adore ces
atmosphères. C'est quand même mieux que de jouer dans un gymnase vide, non ?"
Elle a aimé aussi la prestation du Bourges Basket. "C'est difficile de dire
actuellement à quel niveau on se situe. On n'a pas encore rencontré les
grosses pointures européennes, ou des équipes comme Valenciennes. Je pense
qu'on a encore beaucoup à travailler, aussi bien défensivement
qu'offensivement. On commence à se trouver, à former un groupe. On progresse à
chaque match. Pour mon compte personnel, je travaille autant que je peux. Je
dois m'améliorer chaque jour, comprendre toutes les situations de jeu."
Sacrée et exemplaire professionnelle, qui n'attend qu'une chose: le retour de
la shooteuse grecque du Bourges Basket, pour retrouver la place qui a sa
préférence. Il n'y en a que pour quelques semaines, et en attendant, on a vu
la vraie Vicky Hall.
HERVE LE FELLIC ENVOYE SPECIAL
BASKET Euroligue féminine : après la victoire du Bourges Basket
à Salamanque (74-58)
Une première référence de choix
Pour son entrée dans l'Euroligue, le Bourges Basket a signé son
meilleur match de la saison. En alliant grosse défense, justesse offensive,
maîtrise presque totale des événements. Une belle base de travail.
PAR HERVE LE FELLIC ENVOYE SPECIAL
"On n'a pas raté un tir de la première période, alors, forcément, ça aide." Flo Lepron exagérait un poil, mais résumait bien le sentiment général
des Berruyères, à la 20e minute de leur premier match européen, mercredi soir
à Salamanque. Avec 19 sur 33 au tir, on n'était quand même pas loin, question
attaque et adresse, de la perfection. D'autant que tous les shoots, ou
presque, furent alors pris avec la meilleure construction possible. Et c'est
un des signes évidents des progrès effectués par les filles de Pierre Vincent,
en quelques semaines seulement de compétition et d'entraînement en commun. Ou
presque, puisque manque toujours Evina Maltsi.
Car jusqu'à présent, on avait plutôt vu un Bourges Basket en recherche de
réussite, notamment à trois points. Mercredi soir, dans les vingt premières
minutes, il y eut à 6,25 m et plus quatre essais, pour autant de réussites.
Pas étonnant, dans ces conditions, que Bourges ait rapidement, puis largement
fait la course en tête (22-40 à la 16e minute).
En progrès en attaque, solide en défense
Pierre Vincent avait beaucoup insisté, aux entraînements, sur l'attaque, et
comme il l'a souligné à plusieurs reprises, son équipe apprend vite. Certes,
il y eut bien ce trou de cinq minutes, les premières du troisième quart. Là,
le Bourges Basket retomba un peu dans ses travers, perdant le fil et quelques
ballons au passage (2 pertes de balle en 1re mi-temps, 5 en 2e). Donnant des
munitions aux Espagnoles, qui ne se firent pas faute d'en profiter pour
revenir à six petites longueurs.
Mais c'est là qu'apparurent deux autres vertus que possède déjà la troupe
tango. La défense, en tout premier lieu. Si Bourges fut offensivement
euphorique en première mi-temps, il fut aussi intraitable en défense, ne
laissant que 29 points et un 12 sur 32 au tir aux Espagnoles. Et quand
l'adresse se fit moindre (difficile de la garder constante sur quarante
minutes), c'est bien l'arrière-garde qui assura aux Tango de conserver la
maîtrise des événements. Salamanque, dans les vingt dernières minutes, ne
marqua que 27 points (11 sur 28 au tir), tout comme Bourges (11 sur 27). Et au
total, la troupe de Jose Ignacio Hernandez se retrouva scotchée à 58 unités,
elle qui sur les cinq premières journées de son championnat domestique
présentait une addition moyenne de 76 points à l'adversité. Près de vingt
points de moins dans l'escarcelle, même pas une soixantaine à son propre
compteur : bien délicat de s'imposer dans ces conditions en Euroligue, le
novice salmantin l'a appris.
L'autre vertu tango, ce fut la capacité de réaction, justement après ces cinq
minutes délicates du retour des vestiaires. Céline Dumerc et les siennes
surent trouver le moyen de faire bloc, de revenir à l'essentiel, de se
recentrer sur les formes de jeu qu'elles possèdent le mieux, en ce moment. Et
sur l'expérience de quelques-unes.
Alors oui, on peut parler d'un premier match référence, pour la troupe de
Pierre Vincent. "C'est une victoire importante, souligna Flo Lepron. Mais il
reste aussi beaucoup à faire..." A l'évidence.
On en saura un peu plus sur les possibilités tango dans la semaine à venir :
un déplacement à Mondeville dimanche, la réception des Hongroises de Pécs
mercredi prochain, voilà deux nouveaux tests d'importance et qui seront
forcément riches d'enseignements. On a hâte, aussi, de voir revenir miss
Maltsi sur les parquets. Parce que forcément, ses qualités de shooteuse tout
comme le temps de jeu qu'elle assurera seront un gros plus.
Le jeu et les joueuses côté Bourges basket
Céline l'énergie, Cathy le ciment, Vicky la classe...
Le Bourges Basket a réalisé sa meilleure prestation de la saison, mercredi à
Salamanque, en s'appuyant sur des vertus collectives retrouvées, notamment en
défense. Laisser la formation ibérique à 58 points dans sa salle, elle
qui tournait à 76 points de moyenne jusqu'ici est une réelle performance. Et
quand l'assise défensive est bonne, que l'on domine le rebond, forcément, ça
devient plus facile en attaque. Il ne faut pas chercher ailleurs, sinon dans
le travail et le talent de ses individualités, le regain d'adresse manifesté
par les Tango en Espagne où les sept joueuses utilisées par Pierre Vincent ont
toutes, peu ou prou, alimenté la marque.
Céline DUMERC : (15 points à 6 sur 13 dont 2 sur 4 à trois points, 1 sur 2
aux lancers, 6 rebonds, 6 passes décisives, 3 interceptions). La capitaine
tango a imposé un rythme soutenu à son équipe. Intraitable en défense, avec
beaucoup de présence dans le jeu, Caps a également pris ses responsabilités en
attaque, notamment en deuxième période (9 points) quand le BB était un peu
moins bien.
Flo LEPRON : (6 points à 3/7, 3 rebonds, 4 passes). Lancée dès le coup
d'envoi, Flo a apporté une belle énergie à l' uvre collective de la défense
mais pas uniquement. Elle a aussi été un bon relais de Céline Dumerc à la mène
et marqué trois paniers importants en première période à mi-distance ou en
attaquant le cercle. Un peu plus en difficulté après le repos.
Cathy MELAIN : (12 points à 4 sur 16 dont 4 sur 6 à trois points, 0 sur
2 aux lancers, 6 rebonds, 6 passes, 1 interception). Le ciment de l'équipe
berruyère dont on mesure mieux encore l'importance quand elle prend quelques
minutes pour souffler sur le banc. Elle a étouffé l'Américaine Powell (2
points seulement en première mi-temps), l'arme offensive numéro un de
Salamanque ; a récupéré un maximum de ballons et mis la pression en attaque,
connaissant une belle réussite à trois points (4/6). Son intelligence, son
expérience et son abnégation sont indispensables au Bourges basket. Dommage ce
... 0/10 à 2 points sur des tentatives souvent forcées en fin de possession.
Vicky HALL : (19 points à 8 sur 10, 1 rebond, 1 passe, 2 interceptions). On a
enfin vu la vraie Vicky Hall, la joueuse de niveau international. Réussite
superbe en attaque grâce à une mécanique de shoot parfaite, belle présence en
défense, intelligence de jeu, sens du sacrifice et meilleure marqueuse du
match ; tout cela en alternant poste 4 et poste 3, ce qu'elle n'apprécie pas
du tout ...
Sonja KIRETA : (11 points à 4/7, 9 rebonds). La Croate se trouve - et
on la trouve - de mieux en mieux dans cette équipe. Une belle présence des
deux côtés du terrain, une adresse très correcte, des ballons ressortis
proprement qui lui ont permis de friser le double double. Et elle fera encore
beaucoup mieux dans quelques semaines.
Endy MIYEM : (6 points à 3 sur 3, 1 rebond, 1 contre). Un culot monstre pour
cette joueuse de 18 ans qui découvrait l'Euroligue. Respectueuse des
consignes, toujours tournée vers le panier adverse, elle ose (3/3 aux tirs) et
ne se laisse pas impressionner. Endy est déjà beaucoup mieux qu'une espoir...
Emmeline NDONGUE : (5 points à 2/4, 1 sur 2 aux lancers, 10 rebonds, 3
passes, 2 interceptions). Après le contre-coup du Mondial, Emmeline revient
peu à peu à son meilleur niveau. Ses grands bras ont fait une belle moisson de
ballons dans la peinture. Son intelligence dans le placement a été un atout
dans le jeu berruyer où elle peut à la fois jouer avec ou suppléer Kireta au
poste 5. Il lui faudrait maintenant oser un peu plus en attaque.
Carine PAUL : Malade, Carine n'est pas entrée en jeu. Se plaignant de fortes
douleurs au ventre, Carine a passé quelques heures à l'hôpital de Salamanque
où elle avait été conduite par Jérôme Baicry après le match pour y subir
divers examens. Elle consultera aujourd'hui le Dr Dessus.
CHRISTIAN RAGOT, ENVOYÉ SPÉCIAL
|