Bourges Basket : presse, le Berry Républicain
09/04/2007

 
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Les Berruyères à qui gagne… perd

HERVÉ LE FELLIC

Il y avait, samedi soir, deux matches en un, pour le Bourges Basket. Un sur lequel les filles de Pierre Vincent avaient pleinement prise, contre Calais. Un autre, entre Villeneuve-d’Ascq et Clermont-Ferrand, qui pouvait également décider de leur sort. Et sur lequel, bien entendu, elles n’avaient aucune influence.
Alors oui, les Tango, comme très souvent, comme toujours à domicile, ont pleinement assuré le coup, face aux joueuses de Cyril Sicsic. Rentrant tout juste des fastes du Final Four moscovite et de leur quatrième place continentale, les Berruyères n’ont pas fait dans la demi-mesure, atomisant à la régulière le treizième de la phase régulière du championnat, qui a assuré son maintien, mais qui ne pourra prendre part à la suite des opérations. Saison terminée, oui, pour les Calaisiennes. Leur coach n’était pas franchement déçu par leur dernière sortie, malgré l’ampleur du score. "Je préfère finir sur cette note", lâcha Cyril Sicsic. Manière de dire que la saison calaisienne n’a vraiment pas été de tout repos. "Ça laisse beaucoup de regrets. À la trêve, on est à la 9e place, mais ensuite on a un mois de janvier très délicat, et on ne s’en relève jamais. Franchement, je ne pense pas qu’on mérite ce classement, qui signifie pour nous : saison terminée." Et le coach calaisien de regretter les pépins physiques de Marie-Sophie Obama, Perrine Le Leuch ou Ndeye Ndiaye. Mais plus encore l’attitude de son Américaine de service, Yolanda Paige. "En janvier, elle s’octroie quinze jours de vacances en plus, et ensuite elle joue les divas. Franchement, sur ce match contre Bourges, je suis heureux que Marine Reynaud lui ait donné une leçon à la mène." Bon, miss Paige ne passera pas sa prochaine saison dans le Pas-de-Calais…

Emmeline blessée…
Côté berruyer, le sentiment était vraiment mitigé. Certes, il y avait eu ce dernier succès de la phase régulière, acquis sans contestation aucune. Et qui concluait, d’une certaine manière, non seulement un excellent parcours européen sanctionné par une quatrième place continentale, mais aussi un parcours hexagonal fort de succès sur tous les gros bras, à domicile. Seulement voilà… Oui , même privé d’Emmeline Ndongue (entorse à la cheville gauche, et forcément incertaine pour le Tournoi de la Fédération, cette fin de semaine, à Nevers), le club tango a, comme on dit, fait le job. "À la mi-temps, on a recadré la défense, parce qu’on laissait trop de paniers faciles. Il fallait aussi qu’on contrôle davantage le rythme, parce que quand on joue trop vite, on s’expose aux pertes de balles", argumenta Pierre Vincent. Alors oui, comme l’estima le coach berruyer, "on a fait notre travail". Pour ajouter, dès la défaite de Villeneuve connue, "le reste ne dépendait pas de nous." Parce que cet ultime succès, finalement, n’a servi à rien, au plan comptable. Les joueuses d’Abdou N’Diaye battues par Clermont, Bourges se retrouve second, derrière Valenciennes. Voilà qui empêche les Tango d’être directement qualifiées pour la prochaine Euroligue ; voilà qui leur met donc une pression supplémentaire. Voilà qui fait aussi que la semaine prochaine, à Nevers, au lieu de croiser le fer avec Montpellier, elles se frotteront avec… Villeneuve. "Ça fait un peu mal au ventre, c’est vrai", admit le président Pierre Fosset. "C’est comme ça", lâcha, fataliste, Pierre Vincent.
Après tout, la saison dernière, Bourges avait terminé la saison régulière au même rang. Pour tout rafler ensuite…