BASKET
FÉMININES -
Objectif Mondial pour les Bleuettes
Endy Miyem à Moscou
HERVÉ LE FELLIC
D ans
l’équipe de France des moins de 21 ans qui entamera vendredi le Mondial, il en est une qui ne sera pas dépaysée, question environnement. Endy Miyem, l’intérieure du Bourges Basket, sera même en terrain de connaissance, dans la
rieuse cité de Vidnoje, à une trentaine de kilomètres de Moscou. À l’endroit même où le Bourges Basket a disputé le dernier Final four, donc.
Carine Paul en stage à Bourges…
Endy sera finalement la seule Tango à se lancer dans le grand bain. Francis Denis, le coach, assisté de la capitaine tarbaise Laure Savasta, n’a finalement pas retenu, dans les douze, la coéquipière d’Endy, Carine Paul. Laissée à la disposition de l’équipe de France des moins de 20 ans, qui sera cette semaine en stage… au CREPS de Bourges.
Pour préparer cette fois le championnat d’Europe, programmé mi-juillet à Sofia. Mais l’immédiat, c’est ce Mondial moscovite. Où la France peut légitimement avoir des ambitions.
"On peut sérieusement jouer un rôle d’outsider et même plus, si on parvient à diminuer nos erreurs défensives", estime Francis Denis. De quoi faire aussi bien que l’équipe qui, en 2003, avait décroché le bronze mondial, avec dans ses rangs les actuelles Tango Céline Dumerc, Emmeline Ndongue et Flo Lepron ? Il faudra qu’Endy Miyem et ses copines, parmi lesquelles la talentueuse Valenciennoise Sandrine Gruda et la solide Tarbaise Isabelle Yacoubou, sortent dans les quatre premières d’une poule relevée.
À domicile, la Russie sera redoutable
La France croisera la route de la Belgique, cinquième du dernier Euro et emmenée par la pile électrique de Namur, Marjorie Carpréaux. Il faudra également se frotter au Canada, à la Chine (un peu décevante lors des matches de préparation) et au Mali, qui a reçu les conseils d’un certain José Ruiz, ex-coach de Montpellier et qui s’occupe de la sélection senior africaine. En toute logique, ces équipes sont à la portée des Bleuettes. Le gros morceau, ce sera le pays organisateur, la Russie, emmenée par l’immense intérieure Ekaterina Lisina. Et on sait de quoi est capable une formation russe, surtout à domicile.
La troupe de Francis Denis aura tout intérêt à sortir avec le meilleur rang possible de cette poule. Ce qui lui permettrait d’éviter en quarts de finale les gros morceaux de l’autre groupe. On pense là bien entendu aux États-Unis, tenantes du titre. Et qui sont en belle forme, leurs récents trois succès en amical face à la France le prouvent. L’équipe entraînée par Joanne Mc-Callie, l’habituelle coache des Dukes, fourmille de futurs talents du basket international et il sera bien difficile de lui arracher sa couronne. Les jeunes Australiennes sont également très prometteuses. Les Sapphires (c’est leur surnom) viennent de signer de convaincants matches de préparation. Dans ce groupe très relevé, on trouve aussi le Brésil, finaliste du dernier Mondial en 2003, mais qui semble cette fois avoir une équipe un peu moins bien outillée. Gare aussi à la Hongrie, finaliste du dernier Euro des moins de vingt ans. On ne peut pas non plus occulter les chances des jeunes Espagnoles qui, comme leurs aînées, souffrent dans le secteur intérieur, mais savent mettre du rythme comme personne. Le dernier larron, dans ce groupe, est le Japon, finaliste malheureux du dernier championnat d’Asie face à la Chine.
Alors, qui en quarts pour les Bleuettes ?
CJM BOURGES
BASKET - Charles
Parnet transmet la présidence à Jean-Luc Doidy
"Je pense avoir rempli ma mission"
HERVÉ LE FELLIC
"À
l’origine, je pensais
faire un mandat de trois ans. J’en ai rajouté un de plus, parce que je tenais
à organiser les quarante ans du club avec Pierre Fosset, le président du
Bourges Basket." Samedi, Charles Parnet a donc rendu son tablier présidentiel.
Il restera comme le premier à avoir assumé cette fonction au CJMBB, pris en
tant que pendant amateur du secteur pro.
Charles avoue que pour la première fois, il a ressenti dimanche matin "le
sentiment d’être à la retraite. Enfin, je vais pouvoir m’occuper de moi." Ce
qui ne l’empêche pas de rester au conseil d’administration d’un club où il est
entré en 1992. Pour donner un coup de main, initialement. Deux ans plus tard,
il se retrouvait vice-président. Puis président du club amateur en 2003 (*).
"Je m’en vais serein et content. Pour partir, je voulais que certaines
conditions soient remplies, et elles le sont. Pour moi, j’ai rempli ma
mission."
Les deux équipes seniors montent au niveau régional
Jean-Luc Doidy, jusqu’alors
secrétaire général, a donc été élu, à l’unanimité, à la présidence d’un club
fort de 396 licenciés. Arrivé au CJMBB en 2003 dans le sac de sport de sa
fille, il s’est fait "un honneur de porter le maillot tango. Et au terme
de mon parcours de joueur, j’ai tenu à prendre des responsabilités".
La succession s’est faite en toute tranquillité, prévue qu’elle était depuis
une saison. "C’est un changement dans la continuité", affirment les deux
intéressés. Et ce d’autant plus que le club berruyer s’était lancé à l’entame
de cette saison dans un projet de trois ans. Il en reste donc deux...
Sportivement parlant, la saison s’est passée au mieux. Les deux équipes
seniors, garçons et filles, sont devenues championnes du Cher et évolueront
donc la saison prochaine au niveau régional. C’était une nécessité ! Les deux
équipes chercheront à continuer de gravir les échelons. L’équipe féminine
bénéficiera la saison prochaine de l’apport de Marie-Alix Frey, qui veut
s’inscrire dans ce projet et continuera de s’entraîner avec le centre de
formation du Bourges Basket. Deux autres renforts sont attendus. "Il faut
qu’on parvienne à réduire les écarts de niveau entre nos propres équipes et
celles du Bourges Basket, pour permettre aux joueuses que nous formons d’avoir
des challenges intéressants", explique le nouveau président du CJMBB. Qui,
comme tous les membres du club, a un rêve : voir un jour une joueuse formée
localement porter le maillot de l’équipe première du Bourges Basket. "Deux de
nos minimes sont passés au centre de formation. Il faudrait qu’il en soit
ainsi tous les ans..." L’équipe minime nationale est le fer de lance du Cercle
Jean-Macé qui en a désormais l’entière responsabilité (elle avait été
initialement bâtie avec l’US Vierzon). Pour le reste, benjamins, benjamines,
poussins et poussines évoluent au niveau régional. Tout sera mis en oeuvre
pour que d’autres catégories d’âge parviennent à ce niveau. Le CJMBB va, la
saison prochaine, intensifier l’entente faite avec le club de Saint-Doulchard.
"Et ce aussi bien au niveau régional que départemental", explique Jean-Luc
Doidy. Dont la structure donnera également un coup de main au tout nouveau
venu, le club des Terres vives. Le nouveau président a donc du pain sur la
planche...
(*) La loi a alors imposé la séparation du secteur
professionnel, devenu le Bourges Basket, et de la partie amateurs, restée le
CJMBB.
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